VIII. M. de Villermaula n'eut pas cependant le
Rétablissement . f, i t . it •
«1'' lii temps de consohder cet établissement. Un jour
mission ^ , , -i x i
de la Chine. çr^'{\ traversait le fleuve Samt-Laurent , il tomiia
dans l'eau au milieu des glaces ; et les suites de
celte cbute l'ayant rendu sujet à de fréquents
vertiges, on le nomma curé de la paroisse de la
Chine, afin que, n'étant plus dans la nécessité de
traverser le fleuve , il ne fût point exposé à quel-
(2) Lettres que uouvel accideut (2). La paroisse delà Chine ,
S;^' /Jî^/Î autrefois si florissante par le commerce et par le
maHia]du%l produit dcs teiTes, était restée dans un grand état
avril 1704.— ^ . ,. , . «o/^ i t
Lettre à M. de ^q soUtudc depuis 1 auuec 1 689 , que les Iro-
Ue/mont, du ^
!! ^!''-J'^^'^- qilois en avaient brûlé les maisons et emmené la V'Tu"mofs plupart des habitants en captivité. Les terres y d'avril Mf^i. ^^g-gj^i jjj^jne restées incultes pendant plusieurs années , et on mettait peu d'empressement à les faire valoir, dans la crainte de voir se renouveler les mêmes désastres. M. de Villermaula, devenu curé de la Chine , en fit construire le presbytère à ses frais ; et pour procurer aux petites filles des
de la marine, 7 novembre 1712. Métnoie du S' Cane su?-
haliitants le bienfait de l'instruction, il contribua (le ses laruesses à y rétablir la mission des sœurs supprimée depuis la j^uerre (1). , '.}) Archives
Cependant cette paroisse ne recouvra pas son anciemie splendeur. Deux emplacements concé- ^^/f"^ÎJé dés . le moulin des seigneurs , le presbytère , la seiçjneuries 7t maison des sœurs et l'église bâtie par les libéralités de M. Remy , ce fut tout ce qui composa le village de la Chine depuis les ravages des Irocfuois (2) ; car le î'tos village que l'on voit auiour- (2)^rcA/r«
^ ^ '^ ' ° ^ ^ "^ du séminaire
d'hui à 25 arpents au-dessus de l'église, s'est (fevuiemarie. formé dans les derniers temps , à l'occasion du nouveau canal de la Chine. C'est pourquoi la population n'étant pas devenue assez considérable pour occuper les deux sœurs de cette mission, elles furent transférées plus tard au village de la Pointe-Claire, comme nous le dirons dans la suite. Tels furent les établissements de mission fondés ou rétablis dans les premières années de la supériorité de la sœur Le Moine.