‹ Vie de la soeur BourgeoysChapitre 87 sur 163 · LA SCEUR CHARLY, 4' SUPÉRIEURE · texte numérisé non relu

LA SCEUR CHARLY, 4' SUPÉRIEURE

supérieure prit en effet ce parti, et écrivit à M. Raudot père la lettre suivante, le 21 janvier 1709.

« Nous avons reçu , avec tout le respect et « toute la soumission que nous devons, l'ordon- « nance qu'il vous a plu nous envoyer de ne « point faire de vœux ; et nous sommes dans la « résolution d'obéir, comme notre devoir nous « y oblige.

« Nous ne saurions assez vous témoigner notre « reconnaissance pour toutes les bontés que « vous marquez en cette occasion à notre com- « munauté, nous offrant de présenter vous- « même à M^"" le comte de Pontchartrain le '< placet que vous nous conseillez de faire dres-

n'en fallait pas davantage pour être soupçonné de cette héré- C' fie de la

' '^ ' ' ^ sœur Binir-

sie, comme on l'a vu déjà au sujet de M. de Queylus {\). geoys, t. i, p.

M. de ViUermaula, qui avait quitte le Canada depuis treize

ans lorsque M. de La Tour y arriva, eut aussi des démêlés avec.

ces pères. Ayant fait Làlir l'église de la Prairie de la Madeleine,

dont il était curé , et ayant fourni une somme plus forte que

celle qu'ils donnèrent eux-mêmes pour cette construction , il

s'ensuivit que , d'après les ordonnances du roi , le patronage

de l'église était dévolu à l'évêque de Québec , au nom duquel

l'église avait été bàlic (2). Il eut encore des démêlés avec les ^2. Lettre de

jésuites au suii-l des réréinnnies chinoises. Mais il sera parlé •!'-,/'j'<"'i?.^f^'' ^ •' ' (7 .1/. de l iller-

plus en détail de M. de Villermauladaus l'histoire de la colonie mauia, 1706. de Villemarie ; et là on verra ce qu'il faut penser de l'inculpation qu'on lui a faite aussi a lui-même d'avoir répandu le jansénisme en Canada.

« ser. Je prends la IDDerté de vous dire que

« bien des gens prennent part et s'intéressent en

« cette affaire, parce que ce changement, qui

. « durera au moins deux ans (en attendant qu'on

« ait reçu une réponse de la cour) , ébranle la

« vocation de nos novices et de nos prétendantes ,

« et fait craindre aux parents que notre institut

« ne soit pas un établissement solide pour leurs

« filles, ce qui était estimé un grand soulagement

« pour les familles.

« Cependant , comme il n'est pas possible de

« surseoir à Texécution de Tordonnance, vous

« nous feriez plaisir. Monsieur, de nous faire sa-

(1) Archive.^

de la Congre- ^^ yQ^p de auelle manière uous pouvons et devons

ffohnn; lettre t- '■

'chariy à^'îf " «engager, à Tavenir, nos novices à la commu-

Raudoi, dui\ . ' / 1 \

jomier 1109. « naute (Ij. »

Page 1