t re-vmgi s maisons
Cette déroute des ennemis qu'on n'avait pas eu la peine de vaincre , fut regardée par tous les Canadiens sans exception comme un effet mani-
{i)Histoirede feste de la Pro\idence de Dieu sur eux (2).
ia Nouvelle- * x rw i i
France, t. ii , « Nous allous rendre traces a Dieu de la protec-
« tion visible c{u'il a bien voulu accorder à ce
« pays, écrivait au ministre M. de Vaudreuil,
« gouverneur général de Canada. Tous ces peu-
d^^^nai-ine- * pl^s , c{uoique les luieiLx intentionnés pour se
iie^ Vaudreuil « défendre , conviennent que Dieu leur a fait de
7u iToctoblè « grandes grâces (3) , en détruisant la flotte an-
(4)ibid.,/e^ « glaise, sans qu'il en ait coûté une goutte de Vaulh-eta al « saug à cctte colonie (4). » Outre le désastre de novcmh. 1712. la flotte et la mort de 3000 ermemis , on eut lieu
d'admirer encore que le vent et les flots avaient poussé sur le rivage une grande quantité de dépouilles qui enrichirent le pays. Aussi M. de Belmont, frappé de toutes ces circonstances et surtout de la liberté que la déroute des ennemis donnait au Canada , n'a pas craint de comparer cette défaite à celle des Égyptiens dans la mer Rouge , disant dans sa Vie de la sœur Le Ber , que la Mère de Dieu obtint en faveur des Canadiens le 'A) Éloges de
quelques per-
plus grand miracle qui fût arrivé depuis le temps f"'^odeZ°'% de Moïse (\). tlltrL. '
Bien plus, cette tentative des Anglais, qui l'is. avait fait craindre de voir la religion catholique constrùciion s'éteindre dans le Canada, seul canton de l'Ame- chapelle de
Notre-Dame
rique septentrionale où elle était alors professée, de la victoire.
fut au contraire une circonstance ménagée par la
cUvine Providence pour lui domier comme une
nouvelle vie, et en ranimer l'amour dans tous les
cœurs. C'est ce qui arriva surtout à Yillemarie .
par l'exécution du vœu qu'on avait fait d'y bâtir
une chapelle en l'honneur de Marie , sous le titre
de Notre-Dame de la Victoire. Car ce sanctuaire,
qui augmenta la dévotion envers cette puissante
patronne du pays, fit prendre une nouvelle forme
à la Congrégation externe , établie autrefois par
la sœur Bourgeoys , et fut une source perpétuelle
de bénédictions pour toute la ville. Après qu'on
eut rendu à Dieu de dignes actions de grâces, les congréganistes commencèrent à recueillir les fonds nécessaires à l'exécution de leur pieux dessein. Les sœurs de la Congrégation de Notre- Dame, qui étaient à la tête de cette bonne œuvre, donnèrent, pour bâtir la chapelle, un emplacement dans leur enclos , proche de leur égUse , et en firent poser enfin la première pierre en l'année 1718. ft J'ai appris avec une grande joie. « écrivait M. de Saint- Vallier à leur supérieure, « de quelle manière s'est passée la cérémonie de « la première pierre que vous avez fait poser {i) Archives « pour la chapelle (1). » Lorsqu'elle eut été
de la Congrégation; lettre aclievée , les filles de la Congrégation externes y
deM.deSnint- ' c o .j
■în;/i?iV^à/« tiiii'ent leurs réunions accoutumées, qui furent sœur Charly. ^Yésidées comuie auparavant par les sœurs (2). ment des fil les <( Q^ y^it ^ Montréal chez les sœurs de la Congré-
de la Congre-
galion de ^^ ovation, » dit la mère Juchereau , en rappelant
Notre - Dame o ' ± l
%\Vdes'di- l'occasion de la construction de ce sanctuaire, « la chapelle que les demoiselles de Villemarie « avaient fait vœu de bâtir en l'honneur de Notre- « Dame de la Victoire ; elles se sont fidèlement
{%)Histoirede « acmiittées de leur promesse, et elles travaillent
Vmtel - Dieu ^ i i w • /ox
de Québec, p « tous les jours à orner ce heu de dévotion (3). » VI. Pour donner un nouvel élan au zèle et à la fer-
esrfoccasfôn veur de ces pieuses congréganistes, le souverain ïiie- pontife Benoit XUl daigna leur accorder à cha-
d'un reuouv
Cime l'indulgence plénière le jour de leur récep- ïnentdans
'■ la piété.
tion . le jour de leur fête patronale et au moment de leur mort. Il leur accorda aussi sept ans et sept quarantaines d'indulgence , quatre autres jours de l'année ; enfin , soixèuite jours d'indulgence toutes les fois qu'elles assisteraient aux messes, aiLx offices ou aux réunions qui auraient lieu dans cette même chapelle. Il accorda encore la même grâce à toutes celles qui exerceraient quelque œuvre de charité ou de piété , comme de loger des pauvres , de procurer la réconciliation des ennemis, d'accompagner les défunts à la sépulture . d'assister à quelque procession , d'accompagner le saint viatique, ou si elles en étaient empêchées, de réciter, dans ce cas, l'oraison dominicale et la salutation angélique . après que la cloche aurait sonné pour avertir les fidèles. Pareillement, à celles qui réciteraient cinq fois les mêmes prières pour quelqu'une de leurs sœurs défimles ; à celles enfin qui ramèneraient dans le chemin du salut quelqu'un qui s'en serait écarté, ou qui instruiraient les ignorants. M. de Behnont désigna pour fête patronale le jour de la Nativité de la très-sainte Vierge ; et . pour les jours oii l'on , „ , , pourrait gagner les sept ans et les sept quaran- t'c!>i%t taines. les fêtes de l'Epiphanie, de l'Annon- hn/¥'7â ciation, de saint Pierre et delà Toussaint (1). itiZlo-Ji: H. 15