‹ Vie de la Tres-Sainte ViergeChapitre 132 sur 304 · CHAPITRE HUITIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE HUITIÈME

d'employés, tant Juifs que Romains. Il n'y a point de commission de ce genre à Jérusalem, mais bien en plusieurs autres villes de la Palestine, ainsi par exemple à Magdalum, sur la mer de Galilée; c'est là que se font inscrire les habitants de la Galilée et aussi ceux de Sîdon, ceux-ci à cause de leur commerce. Ceux qui n'ont pas do résidence fixe et qui ne peuvent êtres taxés d'après leurs biens-fonds sont seuls obligés de se rendre au lieu de leur naissance. L'impôt doit être perçu en trois mois et en trois fois; chaque fraction a une destination particulière. La première est destinée à l'empereur Auguste, à Hérode et à un troisième prince qui demeure non loin de l'Egypte. Il a fait je ne sais quelle guerre et a acquis des droits sur une partie de ce pays-ci, c'est pour cela qu'il doit recevoir une partie de l'impôt. La seconde partie est destinée aux bâtiments du temple et doit servir, si je ne me trompe, à payer d'anciennes dettes. Enfin la troisième est censée être affectée aux pauvres et aux veuves qui depuis longtemps n'ont absolument rien reçu; mais alors comme maintenant, une bien faible partie de cet argent devait arriver à sa destination. Les besoins sont grands, et cependant presque tout reste dans les mains des employés. Que d'écritures et de formalités! on se croirait en pleine occupation française. Enfin Joseph put descendre; quand il fut revenu, on appela Marie dans une galerie devant les écrivains, mais ils ne lui lurent absolument rien. Ils dirent à saint Joseph qu'if aurait pu se dispenser d'amener sa femme avec lui, et ils me parurent le plaisanter à cause de l'extrême jeunesse de la Vierge; Joseph la regarda alors avec anxiété, il semblait craindre qu'elle ne trouvât qu'on avait bien peu d'égards pour lui dans sa ville natale,.

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