‹ Vie de la Tres-Sainte ViergeChapitre 153 sur 304 · DIMANCHE, 25N0VEMBKE AU SOIR · texte numérisé non relu

DIMANCHE, 25N0VEMBKE AU SOIR

La narrai ri e (éprouva aujourd'hui, durant toute la journée, de grandes souffrances et de grandes peines d'espril ; le soir, à peine endormie, elle se ti ouva ravie en Terre-Sainte. Comme, cette année là, elle ^îcnlemplail la première année de la vie publique du Sauveur, — elle se trouvait aloi s au jeûne de Notre -Seigneur dans le désert. — elle dit avec une naïve expression de surprise : « Combien cela est touchant l D'un côté, je vois le Sauveur, sous les traits d'im homme de trinte ans, jeûnant ei tenté dans une cave ne du désert, et de l'autie je le vois, enfant nouveau-né, recovant à la grotte do la rrèch ' les hommages des bergers de la tour ! »^

Alors l'extatique se leva de sa couche avec une rapidité extraordinaire, elle courut a la porte de sa ch.imbie qui était ouverte, et appelant plusieurs d-; ses amis, assis dans l'autre chambre, elle leur dit : (i VeriOz, venez vite adorer le divin enfant, il est auprès de moi. » Elle revint à son lit avec la même rapidité, et d'une voix claire et avec une onction inexprimal)ie, elle chanta dans une sorte de transport d'ins| iration, le Magnificat , le Gloria in excdsis et plusieurs cantiques in onnus, pussi ])!ofonds que siuiples et dont plu-^ieurs étaient rimés; elle lit la quinte de l'un de ces canli(|ues. Tout son extérieur exprim.it la joie e\ |)ortait à Dieu; elle dit le lendemain jnaiin :

Hier soir des bergers delà (our, située à quatre lieues environ de la ci^èche, sont venus avec des enfa nls et des femmes, chai^gés de présents. Ainsi ils ont apporté des oiseaux, des œufs, du miel, des (issus de différentes couleurs, des paquets qui me parurent être de la soie rouge, enfin des bottes d'une plante assez semblable aux roseaux et chargée de larges feuilles : elle a des épis avec des grains fort gros. Ayant offert leurs dons à saint Joseph, ils s'approchèrent humblement de la crèche au pied de laquelle la Vierge était assise. Ils la saluèrent avec l'enfant et chantèrent, à genoux devant lui, de fort beaux cantiques, le Ghria et des morceaux très-courts en

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