‹ Vie de la Tres-Sainte ViergeChapitre 276 sur 304 · MARIE A ÉPHÈSË. — LE CHEMIN DE LA CROIX · texte numérisé non relu

MARIE A ÉPHÈSË. — LE CHEMIN DE LA CROIX

La sainte Vierge demeurait seule ici avec une jeune personne, qui la servait et lui procurait le peu dont elle avait besoin pour soutenir sa vie. Elles vivaient fort solitaires et dans une paix parfaite. Il n y avait pas d'homme dans la maison. Parfois elle recevait la visite d'un apôtre ou d'un disciple en voyage. J'ai très-souvent vu entrer chez elle et en sortir un homme que j'ai toujours pris pour saint Jean ; mais ni ici, n^ à Jérusalem, il n'était avec elle d'une manière continue. Il allait et venait presque toujours Il était habillé autrement que pendant la vie du Sauveur. Son vêtement, long et à larges plis, était fait d'une étoffe grisâtre el légère. Il était élancé et vif; son visage était long, maigre et délicat; sa tête était nue, ses cheveux longs et blonds étaient divisés derrière les oreilles. Elancé et délicat, il contrastait singulièrement avec les autres apôtres ; il y avait en lui quelque chose de féminin et de virginal.

Dans les derniers temps de sa vie, j'ai vu Marie de plus en plus grave et recueillie; elle ne prenait presque plus d'aliments. On eût dit presque qu'elle semblait seulement être encore sur la terre et que son esprit était déjà dans l'autre monde; il y avait en

Page 1