‹ Vie de la Tres-Sainte ViergeChapitre 292 sur 304 · CHAPITRE DIX-MUIÏIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DIX-MUIÏIÈME

étaient remplis de la lumière la plus vive; c'était comme au jour de l'ascension du Sauveur.

Je vis que, à ma grande satisfaction, au moment où Tâme de la Vierge pénétra dans le ciel, elle fut suivie d'un grand nombre d'âmes sorties du purgatoire; et aujourd'hui, au jour anniversaire de sa mort, j'ai encore vu de pauvres âmes arriver au ciel, entre autres plusieurs que je connaissais. Je reçus aussi en même temps cette communication consolante, que chaque année, au jour de sa mort, un grand nombre de ses serviteurs dévoués participent à la même grâce.

Lorsque j'abaissai de nouveau mes regards vers la terre, je vis le corps de la sainte Vierge étendu sur le ht; il était lumineux, le visage était enflammé, les yeux fermés, les bras croisés sur la poitrine. Les apôtres, les disciples, les saintes femmes priaient à genoux autour du ht funèbre. Pendant que je voyais tout cela, il y avait dans toute la nature un mouvement, une harmonie déhcieuse, analogue à celle que j'avais observée durant la nuit de Noèl. Il me fut dit que Marie était morte à l'heure de None, c'est-à-dire précisément à l'heure de la mort de son divin Fils.

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