‹ Vie de la Tres-Sainte ViergeChapitre 64 sur 304 · CHAPITRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIÈME

et de Joachim, hommes et femmes, tous en habits de fêle :je me rappelle en particuherune sœur d'Anne, Maraha de Séphoris, ainsi que leur sœur aînée. Pour sainte Anne, elle était levée, cependant elle se tint dans sa chambre, qui se trouvait derrière le foyer, et ne parut pas à la fête.

Enué, la sœur d'Elisabeth, apporta l'enfant enveloppée jusque sous les bras d'une étoffe rouge et d'une étoffe blanche transparente, et la mit sur les bras de Joachim. Les prêtres, s'approchant de l'autel, prirent les rouleaux et prièrent à haute voix; deux d'entre eux tenaient la queue du plus distingué des cinq. Cependant Joachim donna l'enfant au prêtre supérieur lequel Féleva en priant, comme pour l'offrir à Dieu, et la remit ensuite dans le berceau sur l'autel. Alors, ayant pris des ciseaux ou pinces qui recevaient, comme nos mouchettes, ce que l'on détachait (1), il coupa à l'enfant trois mèches de cheveux^ deux sur les côtés et une troisième au milieu de la têle, et les brûla sur un réchaud. Ensuite ayant pris une petite boîte avec de J'huile, il en oignit avec le pouce les organes des sens de l'enfant, les oreilles, les yeux, le nez, la bouche et le creux de l'estomac; il écrivit encore le nom de Marie sur un morceau de parchemin qu'il plaça sur la poitrine de l'enfant. La cérémonie terminée, l'enfant fut rendue à Joachim qui la donna à Enué et, celle-ci alla la reporter à la mère. On chanta encore des psaumes, et on commença le repas, auquel je n'assistai point.

{\) Cet instrument, tel qu'elle le décrit, ressemblait moins k nos ciseaux qu'à des pincettes ou à des forceps.

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