‹ Vie de la vénérable Anne de Saint-Barthélemy, compagne inséperable de Sainte Tér`eseChapitre 124 sur 239 · CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII

Efficacité de ses prières en faveur d*Éléonore de Bourbon, tante du rui Henri IV, abbesse de Fontevrault. — Mort édifiante de cette princesse. — Lumière prophétique de la Vénérable Mère Anne de Saint-Barthélémy. — Apparition du P. Jérôme Gratien de la Mère de Dieu et de dona Casilde de Padilla, fille de l'adelantado de Castille. — Consolante promesse de Notre-Seiirnenr aux Carmélites du monastère de Tours.

Pendant que j'étais à Tours, Tabbesse de Fontevrault, qui n'est distant que d'environ deux journées de la ville, \int à tomber malade. Les princesses deLonirueville, ses nièces, étaient avec elle. L'ainée, qui me connaissait, m'écrivait souvent pour me donner des nouvelles de l'état de sa tante. Je souhaitais de les servir en tout ce qui serait en mon pouvoir. Je le leur devais, car sans que je l'eusse en rien mérité, elles s'étaient montrées très-favorables à mon égard et m'avaient consolée dans mes peines. Je recommandais «Jonc Tabbesse à Dieu, désirant que ce Dieu de bonté lui accordât les grâces qui devaient assurer son salut. A vrai dire, je n'étais pas sans crainte pour elle ; elle avait à rendre compte de plusieurs monastères soumis à son abbaye, dont quelques-uns par suite des guerres et des hérésies, s'étaient déréglés et perdus. Ainsi, je le répète, je craignais pour elle. Un jour, la malade et ses nièces m'envoyèrent dire de prier pour elle avec toute la ferveur dont j'étais capable; en effet, lu mort approchait, et Dieu me le faisait voir. Le médecin qui la soignait était fort fidèle à venir me rendre compte de son état. Ce jour-là, lorsqu'il vint au monastère.

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