LA MÈRE MARIE-TÉRÈSE DE SAINT-PIERRE
1658. — La mère Marie-Térèse de Saint-Pierre, nommée dans le monde Perrine Pagot, fut prévenue dès son enfance des bénédictions divines. Cependant elle aima le monde et elle en était aimée ; un événement imprévu l'en détacha pour toujours. Son père, qu'elle aimait beaucoup, mourut inopinément entre ses bras. Alors, fidèle à l'appel de la grâce, elle triompha de tous les obstacles que lui suscita la tendresse de sa mère dont elle était la seule consolation, et entra généreusement au Carmel, âgée de 18 ans. Reçue par la révérende mère Térèse de Jésus, si respectée dans l'ordre par le bien qu'elle a fait dans le grand nombre de maisons dont on lui a confié le gouvernement, sœur Marie-Térèse de Saint- Pierre comprit de suite qu'elle devait être une parfaite religieuse ; aussi fit-elle de rapides progrès dans la perfection. Toujours recueillie, même dans les occupations les p!us distrayantes, elle avançait de vertus en vertus. C'était un modèle de régularité, d'humilité, d'obéissance ; la stabilité de son âme en Dieu lui rendait ésaux tous les événements de