‹ Vie de la vénérable Anne de Saint-Barthélemy, compagne inséperable de Sainte Tér`eseChapitre 159 sur 239 · SUR LA SŒUR MARIE DE SAINT- PIERRE · texte numérisé non relu

SUR LA SŒUR MARIE DE SAINT- PIERRE

Morte en odeur de sainteté au Cnrmel de Tours.

C'est pour la Réparation que j'ai été mise au monde, et je meurs pour elle.

(Paroles de la Sœur Saint- Pierre.)

Mettre en lumière ces mémorables paroles, tel est le dessein de cette notice que nous rédigeons d'après les documents les plus authentiques.

Nous dirons avant tout que c'est la catholique Bretagne qui a eu l'honneur de donner à l'Église cette vierge destinée à remplir une si belle mission au xixe siècle. La sœur Saint-Pierre et les petites sœurs des pauvres sont deux plantes fécondes qui ont germé sur le sol de cette noble province.

Par une de ces ravissantes harmonies que nous présentent les Desseins de Dieu, Marie de Saint-Pierre naît à Rennes, le 4 octobre 1817, glorieux anniversaire du jour où sainte Térèse entre au ciel ; des hauteurs de la gloire, son sourire vient reposer sur l'enfant au berceau. Ses parents, modestes de position dans le siècle, sont riches de vertus et de rang élevé devant

Dieu. C'est dire que la famille fut pour elle un sanctuaire. Son enfance est tout angélique. Le jour où elle reçut Jésus-Christ pour la première fois, elle lui fait de son cœur et de tout son être un don éternel. Perdant sa mère à l'âge de douze ans, elle va comme sainte Térèse se jeter aux pieds de la Vierge, la suppliant de lui servir de mère, cri du cœur qui fut entendu. Dieu, qui l'appelle à remplir sa mission dans la cité du grand saint Martin, lui inspire de bonne heure une tendre dévotion pour le saint évêque de Tours. Elle le prend pour le protecteur de sa virginité et de sa vocation; elle va souvent en pèlerinage à un de ses sanctuaires voisin de Rennes, elle l'invoque avec la plus filiale confiance. L'heureuse protégée de la Vierge et de saint Martin entend enfin cette parole de la bouche du divin Maître : C'est au Carmelde Tours que je te veux. Soudain toutes les voies sont aplanies, et c'est le jour même de saint Martin qu'elle se met en marche pour la terre promise du Carmel. Son père, qui a voulu l'accompagner, a la gloire de l'offrir à Dieu.

>"ous citons maintenant les annales manuscrites du monastère :

« La sœur Marie de Saint-Pierre s'élança dans la carrière de la perfection religieuse avec une incroyable ardeur, de manière à étonner ceux qui en furent les témoins. Etant encore postulante, elle reçut une grâce intime qui lui donna une haute idée de la vocation et des devoirs d'une Carmélite; par suite de cette lumière infuse, elle comprit toute la fidélité que Dieu demandait d'elle, et dès lors elle s'abandonna entièrement à Xotre-Seigneur pour l'accomplissement de ses desseins. Pendant son ndticiat, elle se consacra d'une manière toute spéciale à la Saint*' Enfance de J ce touchant mystère fut toujours le m( dèle duite et l'objet de sa prédilection : elle était aussi ingé-

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