‹ Vie de la vénérable Anne de Saint-Barthélemy, compagne inséperable de Sainte Tér`eseChapitre 218 sur 239 · DU SILENCE · texte numérisé non relu

DU SILENCE

Instruisons-nous, à l'école de Jésus-Christ, sur le prix du silence.

Considérons l'exemple qu'il nous en a donné. Toutes les vertus, il est vrai, resplendissent avec une souveraine perfection dans son Humanité sacrée; mais il n'est pas moins admirable dans son silence que dans tout ce qu'il a fait durant sa vie. Considérons au milieu de quel silence il vint au monde, et dans quel silence il vécut jusqu'à l'âge de trente ans. Il voyait toutes les offenses qui étaient commises contre lui, et il ne le montrait pas au dehors. La douleur de ces offenses était un feu qui consumait son divin cœur. J'en dis autant des mystères qu'il y renfermait ; il se faisait une ineffable violence pour ne pas les découvrir, aimant les hommes d'un si grand amour, et voyant chaque jour l'ignorance où ils étaient et de ces mystères et de son amour.

Dans sa Passion, au milieu des outrages qu'il recevait, et dans les traitements cruels qu'il eut à subir durant la nuit qui précéda sa mort, quel silence ne garda-t-ilpas? C'est une chose bien étonnante et bien admirable que ce silence ; si nous voulons le bien considérer, il offre un vaste champ à notre contemplation. Si Jésus-Christ Notre- Seigneur voulut cacher sa divinité au démon, afin qu'il n'empêchât pas sa

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