‹ Vie de la vénérable Anne de Saint-Barthélemy, compagne inséperable de Sainte Tér`eseChapitre 22 sur 239 · PREFACE XXXVII · texte numérisé non relu

PREFACE XXXVII

Animées du même héroïsme, les Carmélites

de Compiègne vont à l'échafaud en chantant des hymnes, et, radieuses comme des anges, elles moissonnent la palme du martyre. Heureuses vierges! avec leur sœur de Saint-Denis, elles lèguent au Carmel de France un éternel titre de gloire : les premières, parmi toutes les filles de sainte Térèse, elles ont versé leur sang pour Jésus-Christ.

Et si pendant la tourmente révolutionnaire toutes les filles de sainte Térèse en France se sont montrées des anges de vertu au milieu du monde, il ne faut pas s'en étonner. Anne de Jésus et Anne de Saint -Barthélémy intercédaient auprès de Dieu pour ce Carmel quelles avaient si profondément pénétré de l'esprit de la sainte Fondatrice.

En 1700, l'état de la Belgique permettant aux filles de sainte Térèse de rentrer dans leurs couvents, les Carmélites des Flandres qui étaient en France reprirent le chemin de leur patrie, emportant avec elles les saints corps d'Anne de Jésus et d'Anne de Saint-Barthélémy.

Le 11 octobre de cette année, les Carmélites d'Anvers rentrèrent dans leur couvent avec grande solennité. La cellule que la vénérable Mère Anne de Saint-Barthélémy avait occupée fut

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