LIVRE ï, CHAP. X
ouverte, ils m'auraient dit à juste titre que j'étais folle d'entrer au monastère dans un tel étal.
Les bénites âmes du Purgatoire me firent arriver le lourde leur fête à Saint-Joseph d'Avila ; et dans la matinée même de ee jour, je vis s'ouvrir pour moi les portes du monastère. J'avais à peine franchi le Beuil que toute cette tempête intérieure se dissipa en un instant : ce fut comme si Ton m'avait enlevé un voile de dessus la tête. Je demeurai comme dans un ciel, tant j'étais heureuse ; il me semblait que dès ma plus tendre enfance jusqu'à ce jour, j'avais été élevée Pans De genre de vie, et que j'avais vécu parmi ces saintes.