‹ Vie de la vénérable mère Marguerite Bourgeoys [microforme]Chapitre 14 sur 19 · DER · texte numérisé non relu

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consolait, les encourageait, les instruisait, leur fournissait tout ce qui leur était nécessaire, se privant de draps de lit, elle et ses Sœurs, afin que ces pauvres filles ne manquassent de rien. Elle les gardait ainsi jusqu'à ce qu’elles fussent établies,

L'expérience lui ayant appris que, par suite de leur contact avec le monde, les jeunes personnes sont très exposées à se ralentir dans le chemin de la vertu et à négliger leurs devoirs religieux, elle

Charité de la Sœur Bourgeoys en faveur des filles envoyées pour. s'établir à Ville-Marie,

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trouva dans son zèle le moyen de maintenir ses anciennes élèves dans la ferveur. Ce fut de les convoquer aux exercices de la retraite. Continuellement, on voyait à la Congrégation des jeunes filles et même des mères de famille qui venaient se retremper dans leurs bons sentiments auprès de leurs anciennes maîtresses, Ces retraites produisaient un bien incalculable. Aujourd’hui encore, elles se continuent avec le même succès.

Ses austérités, ses prières, ses vertus, etc.

Toutes ces œuvres d'institutrice, d'apôtre et de mère, entreprises pour la sanctification du prochain, la Mère Bourgeoys les soutenait par les exemples de sa vie pauvre et mortifiée. Sa charité la rendait victime pour les péchés des autres. Ses désirs d'expiation étaient continuels et lui inspiraient d'excessives pénitences. Elle n'acceptait pour sa nourriture que les aliments les plus communs, donnait la préférence à ceux qui étaient insipides ; s’il s'en trouvait qui flattaient sa sensualité, elle ne les prenait que très froids ou très chauds, y mêlait de l’eau, de la cendre même, ou quelque poudre amère dont elle avait toujours une provision. Elle mangeait peu, et, selon son habitude, ne buvait que de l’eau, encore n'était-ce qu’une fois le jour, même dans les grandes chaleurs de l'été, et jamais en quantité suffisante pour étancher sa soif, mais assez seulement pour l'irriter davantage.

C'était toujours dans quelque posture gêénante

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