‹ Vie de Léon XIIIChapitre 126 sur 148 · A DIEU ET À LA VIERGE MÈRE · texte numérisé non relu

A DIEU ET À LA VIERGE MÈRE

Dernière prière de Léon.

Après une dernière hieur, le soleil pâlit, senveloppe d'ombre et s'incline mourant ; la nuit noire descend, Léon !

La nuit noire te saisit ; en tes veines desséchées le sang a tari ; de ton corps épuisé la vie s'enfuit.

La mort lance le trait fatal , tes os recouverts d'uu funèbre linceul seront scellés sous une froide pierre.

Mais l'âme, délivrée de ses chaînes, s'élance vers le ciel, objet 4?SÇ9 soupirs.

La meilleure pièce de poésie lyrique du Saint Père fut donnée au public beaucoup plus tard, écrite, comme il le fait voir, quand il était déjà très-âge. Il avait déjà quatre-vingtdix ans quand il reprit la plume pour saluer le vingtième siècle par un chant digne d'une occasion aussi solennelle. La poésie marche comme le carmen s^culare d'Horace. Dans sa haute inspiration il laisse ce chef-d'œuvre du poète romain à une distance immésurable en arrière.

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