‹ Vie de Léon XIIIChapitre 66 sur 148 · LE BIENFAITEUR DE TEROUSE ET DE L ÔMBRIÊ · texte numérisé non relu

LE BIENFAITEUR DE TEROUSE ET DE L ÔMBRIÊ

Oeuvres diverses. — Champ immense ouvert à raclivvité du cardinal Pcccj. — Famine et tremblements de terre. — Le fils d'Anna Pecci se montre digne do sa mère. — Les Piémonlais à Pcrouse, en 18C0. — Despotisme du dictateur, le marquis Pépoli. — Le cardinal se met à la tôle des cvcques et proteste avec énergie. — Témoignages extraits du Mémoire. — Zèle pour l'éducalion des laïques. — Université de Pérouse. — Colleges. — Comment le cardinal Pecci était aimé des enfants. — Établissements mixtes. — OEuvrcs d'économie, populaire. — Visites pastorales; le cardinal Pecci en profite pour multiplier ses œuvres dobienfaisance. — Constructions et réparations des édifices religieux.. — Générosité du cardinal Pecci. — Ce qu'il fait pour sa callicdrale. — L'orage fond sur lui.

ous verrons en son lieu ce que M^"" Pecci a fait

pour les établissements d'éducation laïque. Il nous suffit à présent de savoir que les soins assidus prodigués à son séminaire ne l'empêchèrent pas de surveiller les études dans l'université de la ville, et de s'occuper activement de leurs progrès dans les autres écoles. Homme d'ordreet tout entier à ses devoirs, ilsuiïisait à tout et semblait dépenser pour chaque œuvre autant de zèle que si rien autre chose ne l'eût préoccupe. Les intérêts matériels de la ville n'étaient pas du ressort de l'évêque. L'état moral et politique des citoyens, en 184G, offrait à peu près les mômes phénomènes de malaise, d'agitation révolutionnaire et de désordres périodiques que Rome elle-même et les autres centres travaillés par les sociétés secrètes. «

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C'était une espèce de fièvre maligne et inlermitlenle dont le prélat connaissait les causes, mais dont il était difficile de triompher dès le principe. L'exaltation produite partout, en Italie, à l'occasion de l'amnistie générale, et le programme lancé aussitôt après par Mazzini étaient des fléaux aussi formidables et aussi insaisissables tout à la fois que la foudre et les vents déchaînés.

M^"" Pecci se mit pourtant à l'œuvre avec un grand courage, pour détourner de Pérouse et de son peuple l'orage qu'il voyait venir.

Dès l'automne de 1846, les émissaires des clubs réussirent à exciter un soulèvement populaire dans la capitale de l'Ombrie; Il y avait eu d'abord des fêtes en l'honneur du nouveau pape. Là, comme à Rome, tout le monde avait pris les couleurs du pontife bien-aimé. On avait passionné les jeunes gens et même les enfants par le chant quotidien de l'Hymne à. Pie IX.

Mais ceux qui chantaient et criaient le plus fort se proposaient autre chose que la gloire de 1 1 papauté et la prospérité de l'Eglise. Au fond, ils avaient juré la perte de l'une et de l'autre. Seulement, ils se servaient de la popularité momentanée du pape pour rassembler le peuple en son nom, organiser des fêtes continuelles et donner aux masses populaires" la conscience de leur nombre et de leur force. Les hymnes étaient toujours accompagnés de nouvelles demandes poussant le pontife à de nouvelles concessions; et aux demandes succédaient trop souvent les menaces et les imprécations. Tout cela était dans le programme révolutionnaire.

La surexcitation, à Pérouse, alla si loin que la foule voulut ouvrir les prisons et mettre les détenus en liberté. Les troupes pontificales s'y opposèrent, et le peuple courut aux armes. La ville allait être ensanglantée, quand ^F'" Pecci apparut sur In scène, interposa sa médiation pacifique et obtintque le peuple se retirât.

Ce premier service ne fut pas oublié. Mais, en 1849, l'Ouibrie et sa capitale eurent à endurer bien d'autres calamités. Apres la prise de Rome par l'armée fra-nçaise, les bandes di? {Garibaldi, conduites par Ancionlet Forbes, commirent les plus

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