LE TIERS ORDRE DE SAINT-FRANÇOIS
Élcvalioiidc M" Pecci au cardinalat : cnlliousiasme à Pcrouse. — .Jubilé do 1871'. — Joie el tristesse. — Prières touchantes. — Fête d'Assise en l'honneur du cardinal. — Le protecteur du tiers ordre franciscain. — Utilité d'une telle association, surtout à notre époque.
E cours rapide des événements et l'intérêt de la lutte engagée, dans l'Ombrie et dans toute l'Italie, entre l'Église catholique et la révolution antichrétienne, ne nous ont point permis de nous arrêter un instant pour jouir du côté intime et aimable de la grande vie que nous racontons. Imitons maintenant le soldat dans l'intervalle des batailles : restons sous les armes, mais laissons le corps, Tesprit et le cœur se reposer, en assistant à une de ces fêtes de famille qui rappellent les beaux jours, les temps heureux et prospères de la société chrétienne.
Aux États-Unis, pendant la terrible guerre de sécession, il y avait des hameaux paisibles où, le matin, s'était célébré à l'église un mariage chrétien , et où, le soir, parents et voisins s'assemblaient pour le festin des noces. Le canon avait grondé loutle jour dans le lointain. On savait que les destinées de la république se décidaient sur ces champs fertiles où la moisson ondoyait hier encore sous le souffle du zéphyr. Mais on n'en célébrait pas moins le banquet de l'hymen. La joie s'y mêlait à la tristesse.
Un spectacle analogucnous est offert dans l'Ombrie. La joie et la tristesse se mêlaient aussi dans l'âme de RF'' Pecci. Il fut