LINNÉ
aTons'des noms plus courts, et plus surs : il faut dire d^ telle ou de telle manière. Alors il se fâcha et me fit mauvaise mine. Je désirais avoir des plantes pour le jardin de Gliffort, mais quand je retournai chez Miller, il était à Londres ; il revint le soir 5 sa mauvaise hujueur étant passée, il promit de me donner tout ce que je lui demanderais , il tint parole et je partis pour Oxford après avoir fait un bel envoi à CUffort.
» Quand je me présentai che^ Dillenius, je trouvai' ches lui J* Shérard, à qui il dit : « Voilà celui qui brouille toute la botanique. » Je ne fis pas semblant de le comprendre. Nous nous promenâmes ensemble duis le jardin , où je trouvai pour la première fois VjànUrrhinum minttê^yen demandai le nom à Dille* nius; Eh quoi! vous ne connaissez pas cette plante , me dit-il. —■ Non , mais si je puis en prendre une seule fleur, je la connaîtrai bientôt. — Prenez-la donc, répliqua-t^il^ j'obéiset vis de suite à quel genre il fallait la rapporter. Le troisième jour, voyant que Dillenius ne changeait pas de manières à mon égard , et que mes ressources pécuniaires tiraient à leur fin , je le priai , comme je ne connaissais pas la langue anglaise , d'envoyer un domestique me retenir une place dans une voiture publique, pour retourner à Londres, dès le lendemain matin. Il le fit , et je crus devoir lui dire : «J'attends de vous une faveur, c'est de m'expliquer le sens des paroles que vous avez dites à Shérard lorS'de ma première visite. Il s*y refusa long-temps, et comme j'insistais, il me dit : « Montez avec moi et vous le saurez. » Quand nous fûmes dans sa bibliothèque , il me montra le Gênera plarUarumy dont GrontOvius lui avait envoyé la moitié à mon insu. On y voyait des no/ft benek presque toutes les pag^; que