NATURALISTE
de vér dont les naturalistes nient l'existence. On croit, en LapoiÂe, qu'il tombe de l'air,sur les hommes^et (pie c'est lui qui détermine l'af&euse maladie qu'ils nom* ment fkcUi (ictère).
37. On ne sait guëres si le monde savant doit plus de reconnaissance à Linné qu'à Artedi pour YlcJUyologie attribuée à ce dernier naturaliste* Les note3 qu'Artedi a laissées étaient incomplètes ^ elles ont été revues 9 coordonnées et étendues fort péniblement par Linné.
38. L'amour de Linné pour les plantes fut si vif, qu'on attribue le réveil de ses facultés intellectuelles au désir qu'il ressentit de décrire les plantes qui* lui avaient été envoyées de Surinam par Dalberg. Il est certain du moins que son dernier travail eut pour but la publication du mémoire intitulé : /%mi^^i«rmamenses. Il mourut peu de temps après.
39. La prédilection de Linné pour les plantes se montre à chaque instant , dans ses ouvrages , aux yeux les plus prévenus. C'est par l'étude des végétaux qu'il a commencé et ce sont eux qui lui ont révélé sa vocation de naturaliste. La vue d'une plante nouvelle le rendait heureux^ aussi exprime-t-il la violence de ses désirs avec chaleur, quel que soit son âge, toutes les fois qu'il en trouve l'occasion. Jln m hortis vestris (écrivait-il à Gouan, 3o Juin 1767, il avait alors plus de 60 ans) crescat Loasa, quœ ortiga, FeuilliBi, 1 , 43 , quod Parisiis in hortis crescat novù Si posées mihi dare aut cotnparare ejtis recentia semina^ darès mihi gazas, Pro uno ejus setnine /eriili lubenter' solverem dimidium luidorum.