CHAPITRE XVIII
FERMETE ET PRUDENCE DEPLOYEES PAR M. DE COURSON DURANT LES TROUBLES DE 1830 ET DE 1832
Pendant que M. de Courson, dans le silence de son séminaire, s'appliquait ainsi à donner de dignes ministres à l'Église et de vertueux citoyens à la France, de graves événements, qui se préparaient au dehors, allaient lui donner occasion de montrer avec plus d'éclat la magnanimité et la tendresse de son cœur, aussi bien que sa parfaite confiance en Dieu et sa filiale soumission aux ordres de sa Providence.
La révolution de 1830, qui renversa le gouvernement de la restauration, s'était accomplie à Paris, sans la participation du reste de la France, mais elle eut son contre-coup dans plusieurs villes du royaume où des troubles éclatèrent à la première nouvelle des événements de la capitale. Cela eut lieu à Nantes, en particulier; les émeutiers s'y emparèrent delà place et coupèrent la ligne des ponts. M. de Courson prenait un peu de repos dans sa famille, à Vallet, lorsque la nouvelle de cette insurrection y parvint. « Ans-