‹ Vie de M. de CoursonChapitre 17 sur 336 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

sur des sympathies vraies et sur la vertu , lui ont été fidèles et le poursuivent même au delà de la tombe *. Entre ces amis dont parle M. l'abbé Gahour que nous citons ici, il est juste de mettre en première ligne M. Vrignaud, mort grand vicaire de Nantes; M. Raguideau , qui fut custode de la cathédrale , ainsi que le général Bedeau , dont on sait que la vertu égala toujours la bravoure. Nous retrouverons plus tard ces dignes amis de M. Courson, ainsi que M. Louis Richard, qui, au petit séminaire de Nantes, était plutôt son modèle que son ami, mais qui sera l'un et l'autre quand ils se réuniront à Issy.

Une lettre sortie du cœur do M. Courson au moment où son élévation à la place de supérieur général le fixa pour toujours loin de son pays natal va nous permettre de montrer, en terminant ce chapitre , que si, dès le petit séminaire, il ne mena pas cette vie constamment pieuse et exemplaire qu'on admire dans la jeunesse de quelques âmes privilégiées, il ne laissa pas de recevoir dès lors, par les mains de la sainte Vierge, des faveurs signalées, et même, comme on l'a dit déjà, les premiers attraits de la vocation sacerdotale. « J'ai toujours beaucoup aimé le petit séminaire, disait-il en 1845 à M. Jubineau, alors supérieur de cette maison ; j'avais tant de motifs pour cela! Cette chère maison qui m'a élevé se présente la première à mon souvenir. Elle me rappelle ma première communion, les guides et les amis de mon enfance, les grâces que j'ai reçues de Dieu par les mains de la très sainte Vierge, les conseils que j'ai reçus des

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hommes dont Dieu se servait pour in'instruire. C'est là que les germes de ma vocation ont commencé à se développer. Gomment oublierais-je le petit séminaire? commet pourrais-je cesser de l'aimer? C'est impossible. »

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