CHAPITRE XXVIIl
mais nous allons le voir marcher de sacrifice en sacrifice.
En attendant que les médecins eussent pris une résolution à son sujet , le pieux malade se reposait à Issy d'où il écrivait à un directeur de Nantes : « Je suis ici entre les mains de Dieu et de la sainte Vierge, auxquels je m'abandonne pleinement. Je tâche d'être mort, tout mort et enterré. J'ignore pour combien de temps je suis ici. Je me liens dans ma chambre avec Dieu, je prie et cherche un peu à réparer tout ce que j'ai perdu de ma pauvre substance spirituelle sur les grands chemins. Je n'ose rien désirer ni rien vouloir autre chose que Dieu et le saint paradis où il est récompense ; mais, hélas ! ce mot de récompense me fait frémir. Il n'y a de couronné que celui qui a bien combattu. Non coronabilur nisi qui légitime certaverit. »