CHAPITRE XXIX
M. DE COURSON SUPÉRIEUR DU SÉMINAIRE D'iSSY
Pendant que M. de Courson goûtait le repos de la solitude et attendait en paix que Dieu lui fît connaître sa volonté, le bruit se répandit tout à coup que les médecins jugeaient M. Gosselin trop fatigué pour qu'il pût continuer les fonctions de supérieur des philosophes à Issy, et qu'ils l'envoyaient passer l'hiver à Nice. Par elle-même cette nouvelle n'était pas de nature à produire une vive impression; cependant elle parut de la dernière importance à M. Houssard et à ceux qui, comme lui, espéraient trouver, en M. de Courson, un digne successeur au vénérable M. Garnier. Ils ne doutèrent pas que ce ne fût une voie ouverte par la Providence et un acheminement à la réalisation de leurs désirs. Sans perdre de temps, M. Iloussard en écrivit à M. Féret, son compatriote et son ami , lui communiqua son plan et le pria de ne rien négliger pour que du côté de Nantes il ne vînt aucun obstacle à ce projet. « Les plus habiles médecins, lui disait-il le 3 septembre, ont