ET LES DIRECTEURS DES SÉMINAIRES DE PROVINCE
On vient de voir l'accueil que les directeurs du séminaire de Saint-Sulpice firent à leur nouveau supérieur au moment de sa nomination, et comment par les témoignages de leur filiale affection ils s'efforcèrent de le consoler ; il n'y eut pas le même empressement dans la communauté , et l'on vit se renouveler, en cette circonstance, quelque chose de ce qui était arrivé lors de l'élection de M. Émery. On sait que la nomination de ce très digne supérieur, à qui le séminaire et la compagnie de Saint- Sulpice doivent une éternelle reconnaissance , fut accueillie avec une sorte de drfaveur. 11 y avait déjà quinze jours qu'elle était connue, et M. Émery se voyait généralement abandonné par le plus grand nombre des séminaristes. La phi part même évitaient de se joindre à lui pendant les récréations, en sorte qu'il n'avait guère d'autre compagnie que celle des directeurs'.
1 Vie de M. Émery, \ , 155,