M. DE COURSON DANS LA VISITE DES SEMINAIRES DE SAINT -SULPICE
On n'aurait qu'une idée incomplète de la conduite que tint M. de Courson dans le gouvernement de sa Compagnie, si l'on ne parlait de la visite des séminaires de province, à laquelle il consacrait ordinairement trois mois chaque année.
Personne n'ignore quelle est l'importance des visites dans les communautés religieuses ou ecclésiastiques et avec quelle sollicitude l'Église veille à ce qu'on les fasse exactement. M. Garnier, dans les onze dernières années de sa vie, n'avait pu remplir en personne ce grave devoir de sa place ; il s'en était déchargé sur M. Carrière, l'un des douze assistants, qui s'en acquitta avec beaucoup de zèle ; mais , pour des relations aussi intimes, le supérieur ne peut être qu'incomplètement suppléé.
M. de Courson ne l'ignorait pas. Aussi , dès qu'il se vit chargé du soin de la Compagnie, rien ne lui fut plus à cœur que de donner à tous ses confrères la facilité de s'entretenir avec lui et d'épancher leur âme