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CHAPITRE XXXIX

RÉVOLUTION DE 1848. — CONDUITE DE M. DE COURSON DANS CES TEMPS DIFFICILES

Au moment où l'ordinalion de décembre allait , par la promotion d'un grand nombre de diacres au divin sacerdoce, enlever à M. de Gourson les aînés de sa chère famille, son cœur n'était pas sans inquiétude au sujet de ceux qui lui restaient. Déjà une agitation sourde, qui devait aboutir à la révolution du 24 février, se faisait sentir dans Paris. L'opposition, après avoir surexcité les esprits dans les provinces, profitait de la discussion de l'adresse pour soulever les passions populaires, au risque de renverser la monarchie elle-même. Le prudent supérieur suivait de l'œil ces signes précurseurs de l'orage, mais sans trop s'effrayer, accoutumé qu'il était à mettre sa confiance en Dieu et à voir la main de la Providence dans tous les événements d'ici-bas. « Pour les affaires publiques, écrivait- il le 17 janvier 1848, nous n'en avons pas la charge ; dormons dans le sein de Dieu. »

Il est vrai que jusqu'à la veille des grands événe-

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