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CHAPITRE XL

M. DE COURSON DEPUIS LES JOURNÉES DE JUIN JUSQU'A LA FIN DES VACANCES DE 1848

Le 28 juin, lendemain de la mort de M^'' Affre, le chapitre métropolitain se réunit en assemblée capitulaire, à l'effet de pourvoir à l'administration du diocèse de Paris. Les six vicaires généraux, qui formaient le conseil de l'archevêque tant regretté, furent maintenus dans leurs fonctions. C'était tout à la fois rendre hommage à la mémoire de M""" Affre et donner un témoignage non équivoque d'estime et de confiance à ceux qu'on investissait de la suprême autorité ecclésiastique en des temps si agités. Aussi le chapitre alléguait- il ce motif pour engager le clergé et les fidèles à se montrer soumis et dociles à leur autorité : « Nous savons tous , disaient les chanoines dans leur mandement, qu'ils ont rempli avec succès les fonctions importantes que feu M^^ l'archevêque leur avait confiées , mais nous ne nous dissimulons pas que nous leur imposons un pesant fardeau, dans les circonstances difficiles où se trouve le diocèse'. »

1 L'Ami de la Religion, t. CXXXVIII, p. 15.

M. de Courson ne se méprit pas sur le surcroît de sollicitude et de responsabilité que la Providence lui envoyait ; toutefois , fidèle à ce nouveau devoir comme à ceux qui étaient inhérents à sa charge de supérieur, il ne se dispensait jamais des assemblées et s'efforçait, disait-il modestement, de donner son coup d'épaule dans l'occasion. Nous savons que ses conseils , toujours marqués au coin de la sagesse, quoique constamment exprimés avec la plus parfaite modestie, étaient pris en grande considération par M. l'abbé Jaquemet et les autres membres de l'administration capitulaire. De leur côté, les ecclésiastiques de Paris recouraient à lui avec confiance dans toutes leurs difficultés, et faisaient le plus grand cas de ses décisions.

Il n'y avait pas jusqu'aux évêques, membres de l'assemblée nationale ', qui, dans quelques occasions, ne fussent bien aises de s'entretenir avec le modeste supérieur, sur les graves questions soumises à leur examen. M^'' Parisis, en particulier, le visitait souvent et voulait avoir sa pensée sur les projets de loi élaborés dans le comité des cultes, dont il était président. M. de Courson ne recherchait pas ces occasions de travailler au bien de l'Église et de l'État, mais quand elles s'offraient à lui, il ne faisait aucune

1 Les évêques députés, en 18'i8, à l'Assemblée nationale, étaient NN. SS. Fayet, évoque d'Orléans, Graveran, évêque de Quimper, et Parisis, évêque de Langres. L'Assemblée comptait, en outre, un certain nombre de grands vicaires, chanoines, curés, etc. Parmi ces derniers était M. l'abbé Fournier, curé de Saint-Nicolas de Nantes, qui avait une estime particulière pour M. de Courson.

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