‹ Vie de M. de CoursonChapitre 315 sur 336 · CHAPITRE XLllI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XLllI

bonheur la proposition. Il était du nombre de ceux que M. de Courson avait introduits dans le sanctuaire et qui lui en conservaient une vive reconnaissance. « Ma pauvre et chère soutane, lui disait- il en une occasion, me dit sans cesse que je suis votre fils en Jésus- Christ. » Il se hâta donc de lui répondre : « Merci mille fois de la confiance que vous me témoignez. Dieu aidant, je tâcherai de ne pas la tromper. » Ce vertueux prêtre tint parole et mena à bonne fin cette utile entreprise. Non seulement il surveilla les travaux et fit les démarches nécessaires pour lever toutes les difficultés, il s'imposa de plus des sacrifices personnels et obtint de son père le terrain sur lequel l'école fut bâtie. La maison achevée, on y appela les sœurs de Saint-Gildas, qui y donnent encore aujourd'hui l'éducation à un grand nombre d'enfants. La cérémonie d'installation se fît avec beaucoup de solennité. On aurait vivement désiré que M. de Courson la présidât : « La Providence, répondit-il, me refuse cette consolation. Je bénis Dieu de tout ce que vous avez fait. C'est tout ce que je désirais. Vous avez été bien inspiré en mettant notre petit établissement sous la protection de la très sainte Vierge. »

M. de Courson était déjà atteint de la maladie dont il mourut lorsqu'on lui annonça que l'école de Vay avait reçu son complet achèvement , ce qui permet de dire que l'une des dernières bonnes œuvres auxquelles il a donné ses soins, était pour le diocèse de Nantes.

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