‹ Vie de M. de CoursonChapitre 323 sur 336 · SES FUNÉRAILLES. — SON CŒUR DONNÉ A NANTES · texte numérisé non relu

SES FUNÉRAILLES. — SON CŒUR DONNÉ A NANTES

Dans la soirée du 8 avril , les médecins étant réunis pour une dernière consultation, M. de Courson fit approcher de son lit le docteur Gruveilhier et lui dit à l'oreille : « Dois-je mourir cette nuit? » M. Gruveilhier lui répondit avec émotion : « Cela n'est pas certain, mais cela est possible.» Loin d'être attristé par cette nouvelle, le saint malade l'accueillit avec un air visible de satisfaction; et ce calme de l'âme, cette douce joie du cœur, celte religieuse sérénité en face de la mort ne l'abandonnèrent pas un seul instant. Son humilité en était même effrayée : « Mon Dieu, disait-il, les saints tremblaient à l'approche de la mort, et moi, je n'éprouve aucune crainte. Serais-je donc dans l'illusion < ? » Mais ce n'était là qu'un léger nuage; la pensée de la bonté de Dieu lui rendait toute sa tranquillité.

1 Biographie, p. 27.

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