‹ Vie de M. de CoursonChapitre 41 sur 336 · M. DE COURSON GRAND VICAIRE DE NANTES · texte numérisé non relu

M. DE COURSON GRAND VICAIRE DE NANTES

L'obéissance pouvait tout sur le cœur de M . de Courson. Malgré ses répugnances pour la place de grand vicaire et les appréhensions qu'il éprouva à la vue d'un ministère si redoutable pour lui et si différent de celui qu'il avait choisi, il se mit à l'œuvre avec confiance. Nous croyons trouver, dans une lettre qu'il adressait en 1842 à un jeune secrétaire d'évêché, comme un souvenir des dispositions avec lesquelles il commença lui - même l'exercice des fonctions de grand vicaire. « L'important, lui disait -il, est que vous travailliez à votre sanctification et pour la gloire de Dieu. Dirigez tous vos efforts vers ce double but. J'ai passé à votre âge par la route où vous êtes; je la connais bien ; je sais quels sont les dangers et les difficultés. Le premier de ces dangers est celui de la suffisance. Un jeune homme qui se trouve occupé d'affaires sérieuses et délicates, qui entre dans les secrets d'une administration épiscopale, se pose bientôt à ses propres yeux en personnage important. Il oublie sa faiblesse, la vanité le submerge, il perd le senti-

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