‹ Vie de M. de CoursonChapitre 46 sur 336 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

aucun service dans les fonctions auxquelles elle m'a appelé et qui sont infiniment au-dessus de mes forces.

« Telles sont, Monseigneur, les humbles réflexions que je me permets de vous présenter, parfaitement déterminé à considérer votre réponse comme l'ordre de la Providence, à sacrifier une seconde fois mes goûts, et à différer encore, s'il est nécessaire, l'accomplissement du plus ardent de mes désirs. Ces sentiments sont l'effet du profond respect et de l'entière soumission dans lesquels je suis toujours, etc. »

Cette lettre eut un plein succès. Le prélat, craignant enfin de s'opposer à la volonté de Dieu et de contrister un cœur qui lui était si cher, accepta la combinaison proposée, et permit à son jeune ami de quitter la place de grand vicaire pour devenir simple directeur au séminaire de Nantes. Ce changement de position ne devait pas , à raison des circonstances , rencontrer de difficultés sérieuses de la part de la famille de M. de Courson : sa grand'mère maternelle , qui était aussi sa marraine, venait de mourir après avoir reçu de lui les témoignages de la plus tendre et de la plus chrétienne affection '. Son père et sa tante s'étaient rassurés, et ne redoutaient plus qu'il les quittât en entrant à Saint-Sulpice. Il profita de ces bonnes dispositions pour user sans retard de l'autorisation que M^"" de Guérines lui avait donnée. « L'abbé de Courson, dit son biographe, fut au comble de ses vœux quand, après un voyage qu'il fit à Paris, il revint

1 Dame Angélique Giraud, veuve Thibault, mourut à Vallet le 23 avril 1824 à l'âge de 92 ans. Son petit -flis la visita fréquemment dans sa dernière maladie.

membre attitré de la société de Saint -Sulpice, et abandonna l'sTppartement qu'il occupait en ville, pour se cacher dans une étroite cellule du grand séminaire *. »

1 Biographie, p. 10.

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