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CHAPITRE XIII

L'œuvre des Petites Sœurs des Pauvres n'était pas la seule dont s'occupât la charité de M. Dupont. Il acceptait avec un ravissement de joie inexprimable toutes les occasions que la Providence lui fournissait de rendre service et de donner l'aumône, de quelque manière que ce fût.

Comme membre de la conférence de Saint-Vincent-de Paul, il s'était fait depuis longtemps une habitude de la visite des malades et des pauvres. Il avait ses familles attitrées, qu'il allait voir assidûment; et c'était en partie la vue de leur détresse et le triste spectacle de l'abandon où se trouvaient les vieux parents dans la plupart de ces familles qui l'avaient déterminé à réclamer le secours des Petites Sœurs. Lors même que dans la suite d'autres devoirs ne lui permirent plus de venir régulièrement aux réunions hebdomadaires de la conférence, il ne cessa pas de visiter les indigents et de les assister à domicile. Il priait les médecins de lui faire connaître les plus nécessiteux et les plus délaissés ; au besoin, il les soignait de ses propres mains. Nous savons tels cas où, pour rendre service à des malades, il s'astreignit pendant plusieurs mois à ce qu'il y avait de plus répugnant pour la nature en général et pour la sienne en particulier, avec un courage , une longanimité et une abnégation dont on ne trouve d'exemple que dans l'his-

toire des plus grands saints. Pour lui faire. interrompre ces visites charitables qui étaient comme le charme de sa vie, il ne fallut rien moins que les occupations qui le captivèrent devant la sainte Face, et plus tard les infirmités de l'âge qui l'empêchèrent de sortir. Alors néanmoins , il voulait toujours qu'on le regardât comme un membre de la conférence, mais, disait-il humblement, « membre honoraire et sous la remise. »

Une autre œuvre de miséricorde spirituelle qu'on a moins souvent l'occasion d'exercer de nos jours eut aussi pour lui un vif attrait : la visite des prisonniers. Le pénitencier de Tours , alors récemment organisé par les soins du gouvernement et regardé comme un modèle du genre, offrait sous ce rapport un champ naturel à son zèle que stimulait singulièrement ce texte évangélique, sujet de ses méditations: « J'étais en prison, et vous m'avez visité. » Il s'était mis à la disposition de l'aumônier et lui venait volontiers en aide auprès de certains détenus, s'eftbrçant de concert avec lui de les ramener à des sentiments plus chrétiens. Aux sages conseils et aux bonnes paroles il joignait fréquemment des secours en argent, et, après leur sortie de prison, il continuait encore à s'occuper d'eux. • Nous avons de plusieurs d'entre ces infortunés des lettres où la reconnaissance se manifeste parfois d'une manière touchante. « Monsieur, lui écrivait l'un d'eux, je n'oublierai de ma vie qu'un jour un malheureux jeune homme, abandonné de tous, s'épuisait dans un affreux désespoir, et que vous, plein de charité et de condescendance, êtes venu, en médecin habile, donnera ce cœur brisé le seul remède susceptible de le rendre à la vie. Aussi est-ce àr^Vous, Monsieur, que je pense toujours dans.ee chemin si difficile de la réhabilitation, et sera-ce toujours à vous que je vouerai la plus grande reconnaissance. » L'infortuné réclame de» son bienfaiteur un autre genre de service. « Depuis mon arrivée , dit-il , ma famille garde à mon égard un froid et désolant silence. Seriez -vous assez bon, Monsieur, pour écrire à mon père, afin que, s'il a le cœur

de ne point rendre ma position encore plus pénible, il m'écrive au plus tôt? » Il ajoute: « Veuillez, monsieur Dupont, me rappeler au souvenir de M. le directeur du pénitencier, et remercier M. l'aumônier des bontés qu'il a toujours eues pour moi. »

Un autre, c'est un forçat détenu au bagne de Brest, lui écrit pour lui témoigner sa reconnaissance ; il le remercie en particulier des paroles affectueuses qu'il en a reçues. a Quelle a été ma consolation, lui dit-il, en recevant de votre bonté toute paternelle une lettre vraiment apostolique, capable de soutenir un chrétien dans les combats d'un martyre cruel ! Les détails dans lesquels vous êtes entré me consolent, Monsieur, plus que vous ne pensez. Je ne puis vous payer de retour qu'en bénissant la main qui les a tracées, ces respectables lignes, louant le bon cœur qui les a conçues et publiant partout que mille fois est bienheureuse la bouche qui profère de telles paroles. »

11 est même arrivé, grâce aux soins charitables de cet ami des prisonniers, que des faveurs d'un ordre surnaturel et toutes miraculeuses ont été accordées de Dieu à ces malheureux. En voici un exemple que nous trouvons relaté dans plusieurs lettres datées de cette époque, et qui fit alors une grande impression sur l'esprit de M. Dupont lui-même er sur tous ceux qui en eurent connaissance.

Un jeune homme, nommé Adrien Bouchet, avait été arrêté à Tours avec seize autres, accusés d'avoir brisé les réverbères de la ville, pendant les émeutes qui eurent lieu au sujet de la cherté des grains vers le mois de décembre 1846. On les avait tous saisis sur la déposition d'un des complices. Bouchet prétendait être innocent, affirmant « qu'au lieu de casser les réverbères, il s'était couché » ; il n'en avait pas moins été condamné à trois mois de prison , ce qui l'avait mis dans un état d'exaspération indicible. L'aumônier le confia à M. Dupont pour le calmer, l'instruire et le préparer à sa première communion , qu'il n'avait pas faite. « En entrant dans sa cellule, écrit M. Dupont, je fus frappé d'une

épouvantable odeur dont le' gardien m'avait dénoncé la cause. Un peu de paille remplaçait le hamac d'ordonnance. Bouchet levait à peine les yeux ; ses vêtements étaient mouillés. Je fus pris d'un sentiment profond de compassion à la pensée de l'état de ce malheureux, qui me dit qu'il avait une maladie d'enfance dont le contre -coup s'était déjà fait misérablement sentir, l'ayant empêché, de faire sa première communion, d'apprendre à lire, d'aller en apprentissage, et qu'objet d'horreur pour lui et pour les- autres il ne put jamais gagner sa vie. »

Nous savons, d'autre part, au sujet de cet infortuné, qu'à l'école, lorsqu'il était encore enfant, ses camarades ne pouvaient le souffrir auprès d'eux. Ils lui donnaient d'ignominieux surnoms; à l'église même, pour le catéchisme, M. le curé avait été forcé de le reléguer dans un endroit à l'écart1.

Dans sa prison, par suite de cette terrible maladie, le pauvre jeune homme répandait autour de lui une odeur telle que les gardiens du pénitencier se hâtaient de déposer sa gamelle dans la cellule et s'éloignaient. au plus vite.

« Après quatre ou cinq visites, continue M. Dupont, je n'y tins plus et j'allai trouver le médecin du pénitencier. « J'ai déjà constaté l'état de Bouchet, me dit-il. Il s'agit d'une « indisposition naturelle contre laquelle il n'y a pas de re- « mède... » Il consent, sur mon insistance, à se rendre à la pauvre cellule; mais il ne parle que d'un appareil coûteux, pour le temps de sa sortie... »

Il fallut réellement tout le courage de M. Dupont et tout son grand amour de Dieu pour lui faire surmonter la répugnance qu'on éprouvait en approchant de ce malheureux détenu. Pendant des mois entiers son infatigable bienfaiteur ne cessa de le visiter, et durant tout ce temps il n'en fut accueilli qu'avec des grossièretés et des injures. A la tin, néanmoins , à force de patientes démarches et d'amicales vi-

1 Attestation de M. le curé de Mirebeau.

sites, il réussit à toucher son fteur, et à le convaincre qu'il lui voulait sincèrement du bien. Bouchet consentit à accepter une médaille. « Je lui remets donc, dit M. Dupont, une médaille de saint Benoît, et, après le récit de plusieurs faits propres à exciter sa confiance, je lui recommande de faire une neuvaine de prières en l'honneur du grand saint. »

a Or, continue M. Dupont, quatre jours après, à ma visite, je fus agréablement frappé d'une diminution d'odeur, « — Je vais mieux, me dit sur-le-champ le prisonnier... » Je fus empêché de retourner au pénitencier le reste de la neuvaine, qui se termina le dimanche Lœtare (14 mars). Le lundi, à mon entrée dans sa cellule, Bouchet, la figure rayonnante, m'annonça sa guérison. Il y a trente-trois jours que les choses en sont là. Je dois ajouter que le pauvre jeune homme, sous l'impression d'une pareille faveur, a fait sa première communion de manière à ravir l'aumônier. Depuis neuf jours, il est sorti du pénitencier et se conduit parfaitement. Je l'ai logé dans une maison fort chrétienne à La-Riche. II va aux Frères. La bonne mère (la supérieure des Petites Sœurs des Pauvres) a bien voulu lui donner deux repas par jour. Le troisième est pris chez moi.. Les Frères sont enchantés de lui. Hier il a communié aux intentions du jubilé. »

La charité, qui remplissait le cœur de M. Dupont, se manifestait sous mille formes diverses et à l'égard de toutes sortes de personnes. « Combien de fois ne lui est-il pas arrivé, dit une supérieure de communauté, d'aborder dans la rue ou sur la place une marchande de légumes , d'acheter en bloc ses provisions et de l'envoyer porter le tout, soit à notre maison, soit à d'autres communautés pauvres de la ville ? »

Nous connaissons un prêtre qui, étant élève du séminaire, ne le visitait jamais, au commencement des vacances et à la rentrée, sans recevoir de lui une pièce de vingt francs. A l'époque de son sous-diaconat, le serviteur de Dieu lui écrivit pour l'avertir en termes humbles et gracieux qu'il

voulait contribuer aux frais d'achat du bréviaire. Le même ecclésiastique raconte que M. Dupont, chaque fois qu'il le rencontrait, avait l'habitude de porter la main à son gousset pour en retirer quelques pièces et les lui donner. Or, une fois il arriva que fouillant toutes ses poches il les trouva vides et ne put à son ordinaire rien lui offrir. Son silence et son air contristé exprimèrent assez sa peine et son désappointement.

Une revendeuse de légumes passait le matin dans la rue des Ursulines, revenant du marché et conduisant devant elle sa petite voiture à bras. Arrivée vis-à-vis la chapelle des carmélites, elle voit une des roues de son chariot se briser tout à coup, entraînant à terre toute sa marchandise. Debout au milieu de la rue , elle pleurait et se lamentait à grands cris sur son embarras , sur l'accident fâcheux dont elle était victime. M. Dupont, à ce moment , sortait de la chapelle, où il avait entendu la messe; il s'approche doucement de la pauvre femme, lui aide de la meilleure grâce du monde à relever son véhicule et à remettre ses légumes en place. Puis il calme son esprit, la console en lui disant un mot de Dieu et ne la quitte qu'après lui avoir glissé dans la main une pièce de dix francs pour réparer l'accident survenu.

De toutes ces choses, si petites selon le monde, mais si belles et si grandes aux yeux de Dieu, la vie de M. Dupont est pleine, et « il est plus facile , nous dit un de ses amis, d'en parler intimement que de les écrire » .

Un soir, au moment où il commençait les pieuses excursions nocturnes dont nous avons parlé, il rencontre un charretier qui emmenait un cheval attaché derrière sa voiture. Le cheval rompt sa corde. M. Dupont le reprend et le ramène à son maître. Celui-ci, sans plus de façon, le prie de garder le cheval le temps nécessaire pour qu'il aille raccommoder la corde ,chez le marchand de vin du coin. Bien que M. Dupont se doutât que le brave homme y ferait autre chose que de raccommoder sa corde, il y consent sans se faire prier, garde son cheval pendant plus d'une heure, et,

pour toute vengeance d'un pareil abus de complaisance, il se contente de plaisanter le coupable avec sa gaieté et sa bonhomie habituelles.

Une malheureuse femme était réduite à une profonde misère. Un voisin qui lui portait intérêt essaya divers moyens de la tirer de sa détresse sans pouvoir y réussir. 11 s'adressa à une sœur de Charité renommée à cette époque, la sœur Angèle, et lui recommanda sa protégée. Mais, après visite faite et information prise, la bonne sœur, soupçonnant sans doute qu'il y avait là des choses qu'il lui répugnerait d'apprendre et où elle n'avait rien à voir, se mit à l'écart et n'agit pas. Poussé par son zèle, le brave voisin, entendant parler de M. Dupont, de sa bienfaisance, de son influence sur les sœurs de Charité , va le trouver et lui fait part de ce qui se passe. M. Dupont le reçoit avec sa bonne grâce ordinaire et lui promet de parler de sa protégée à la sœur Angèle, puis, en le reconduisant jusqu'au seuil de sa demeure, il fouille dans sa poche, le salue poliment, et lui remet en lui serrant la main une pièce avec ces mots: « Tenez, voilà en attendant pour les premiers secours. » La pièce était un louis de vingt francs. Cette charité généreuse, ainsi faite à un inconnu qui se présentait pour la première fois, lit sur celui-ci une impression si vive qu'elle le porta à réfléchir, et finalement le rendit bon et fervent chrétien d'indifférent qu'il était. Il vit encore et c'est lui-même qui, revenant le 8 décembre 1876 en pèlerinage à l'oratoire de la Sainte- Face, racontait le fait avec émotion à un des prêtres de l'œuvre. — M. Dupont recevait à certains moments, dans ses charités, comme des illuminations soudaines, une sorte d'inspiration céleste qui l'avertissait du bien qu'il y avait à faire et du procédé à employer pour y réussir. Ici , comme on vient de le voir, spontanément et sous l'impulsion du Saint-Esprit, il accomplit en faveur d'une tierce personne un acte de générosité dont le premier résultat fut l'amélioration morale et la conversion du solliciteur.

Les malades de tous genres qui affluaient dans son salon

pour recourir à la sainte Face étaient sduvent de pauvres gens qui lui donnaient l'occasion d'exercer sa charité et de faire de larges aumônes. Il les nourrissait , leur donnait de l'argent; et quelques-uns, rendus chez eux, trouvaient encore moyen de lui adresser des demandes et de solliciter ses secours jusqu'à l'importunité.

Nous en avons la preuve au sujet d'une famille parisienne. Comme elle revenait fréquemment à la charge auprès du bienfaisant serviteur de la sainte Face, celui-ci écrivit à son ami de Paris, M. d'Avrainville : « Croyant avoir un petit crédit chez vous, je viens vous demander dix francs pour la famille X... J'écris au mari pour lui dire qu'il me serait impossible de revenir souvent à la charge de cette manière. La pauvre femme oublie que tous les jours j'ai affaire à de nouveaux malades plus ou moins guéris, qui viennent devant la sainte Face. »

Sa charité était extrême et sa générosité sans bornes; mais il les cachait soigneusement et prenait souvent le nom et la main d'un autre pour faire arriver son aumône. Ainsi une créole de ses connaissances, dame de grande famille, mais tombée dans la pauvreté, recevait de temps en temps de la Martinique un ballot à son adresse, qu'elle croyait venir de ses propriétés d'outre -mer : c'était une riche et délicate offrande de M. Dupont. — Une de ses cousines, en parlant de lui , disait : « Quand Léon reçoit son argent des colonies , il met tous les sacs dans une voiture, fait un petit voyage et ne rapporte que des sacs vides ; et quand sa mère lui demande : Où est l'argent? il répond : Il n'y en a plus, nous en recevrons d'autre l'année prochaine. » — D'après un de ses amis les plus intimes, il s'étonnait parfois de voir que « son sac se remplissait au fur et à mesure qu'il le vidait ».

Il savait au besoin user de discrétion et de prudence. On le prévint un jour que dans une famille de la ville régnait une grande pénurie de toutes choses. Une petite fille venait de mourir de la poitrine ; sa sœur, également poitrinaire, était malade; le père, ivrogne incorrigible, laissait sa femme

dans un dénuement complet. « Là, dit M. Dupont, c'est un don en nature et non de l'argent qu'il faut envoyer. » Il avait appris que le mari fouillait jusque dans les poches de sa femme afin de satisfaire sa triste passion. Voulant n'être pas connu, il chargea discrètement des personnes de confiance de payer régulièrement le boulanger et le boucher ; et ce genre de secours se prolongea plusieurs mois, sans que ces pauvres gens pussent savoir à quelle main bienfaisante ils en étaient redevables.

Une autre fois , sollicité en faveur d'un ouvrier qui avait besoin de reprendre son travail, il se trouvait lui-même n'avoir alors rien de disponible, lorsque dans l'après-midi une dame charitable vint lui offrir vingt francs pour les pauvres. C'était un dimanche, à l'heure des vêpres. Il chargea une pieuse personne d'aller porter les vingt francs à l'ouvrier. Celle-ci s'y rendit aussitôt, se privant même de l'assistance aux vêpres, pour aller remplir immédiatement ce devoir de charité. M. Dupont l'ayant su, loin de la blâmer de l'omission des vêpres, la félicita de sa promptitude, rappelant ce qui lui était un jour arrivé à lui-même. Pressé intérieurement par la pensée d'aller porter une aumône à une famille dont pourtant personne ne lui avait parlé, il était arrivé juste au moment où tous ces malheureux n'avaient pas même de pain à manger et ne pouvaient humainement etpérer d'en avoir parce qu'ils manquaient de crédit. Il se félicita de n'avoir pas différé d'un seul instant d'accomplir la bonne œuvre qui s'était présentée à son esprit. II en concluait qu'il ne faut jamais différer de faire le bien , quand on s'y sent porté intérieurement. Une de ses plus proches voisines, en rapportant ce fait, ajoute qu'il se cachait même de ses domestiques pour que ses aumônes fussent plus secrètes , et que souvent alors , outre les sommes d'argent qu'il distribuait , il faisait divers dons en nature.

Il donnait jusqu'à ses vêtements les plus nécessaires. Adèle voyait souvent les chemises disparaître /'une après l'autre. Quelquefois, ainsi qu'elle le raconte, il rentrait ayant son

pantalon déchiré : « Monsieur, lui disait-elle, pour qu'on le raccommode, il faudra vous mettre au lit, car il n'y en a plus d'autre. » Et il se mettait au lit.

Sa générosité s'étendait aux moindres choses et savait à l'occasion entrer dans les plus petits détails. Ainsi, dans certaines familles où il est d'usage aux avents de Noël de préparer l'arbre traditionnel si impatiemment attendu des enfants, M. Dupont, pour les amuser et les intéresser, prenait la chose à cœur. L'arbre de Noël se montait en grande partie à ses dépens ; il venait assister et prendre part à la petite fête. Il donnait volontiers une pièce de dix et de vingt francs pour subvenir aux frais de la réjouissance et régaler les petits pauvres qu'on accueillait dans la famille ce jourlà. Il s'en égayait lui-même et se montrait d'une affabilité et d'une bonhomie charmantes.

Quand il allait visiter un ami , surtout à la campagne et là où il y avait des enfants, il ne manquait pas de porter avec lui des tartes, de larges et énormes gâteaux, des bonbons en quantité ou bien des bouteilles de rhum de la Martinique. Dans ces occasions il faisait les choses grandement et avec générosité, bon, affable, cordial envers tous, et mettant tout le monde à l'aise avec lui.

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