‹ Vie de M. DupontChapitre 49 sur 55 · LE P. DE CUERS · texte numérisé non relu

LE P. DE CUERS

matin au soir aux absents, faire des envoie de petites bouteilles, etc. etc. Bref, pas le moindre petit instant de loisir. La nuit de l'adoration me repose. Mais je regrette de ne plus pouvoir faire de propagande , sinon en disant à tous ceux qui viennent ou à qui j'écris : On priera à l'Adoration nocturne. »

Son ami, paraît -il, lui avait laissé ignorer après sa prêtrise « ses desseins ultérieurs ». M. Dupont, écrivant à un autre, semble toujours espérer qu'il sera l'apôtre de l'Adoration nocturne : « M. de Cuers, dit- il, a été ordonné prêtre récemment; il me donne cette heureuse nouvelle, sans le moindre petit accompagnement de détails. Où va-t-il consumer la flamme de l'amour qui est en lui et qui sera devenu si fort sous l'onction sainte? Il ne le dit pas. Ne se mettra-t-il pas à la tète d'une croisade pour prêcher l'Adoration nocturne? Cela se peut. Je désire grandement qu'il en soit ainsi. La chère œuvre aurait fait d'incalculables progrès, si, depuis sa fondation, des voix généreuses l'eussent annoncée dans les villes et les bourgades 1 . »

M. de Cuers avait connu ce que Dieu demandait de lui : associé au P. Eymard , il l'aida puissamment dans la création des prêtres du Très- Saint- Sacrement, dont le but est précisément l'adoration perpétuelle de jour et de nuit. Il fut plus tard son successeur comme supérieur général de l'institut. Pourquoi M. Dupont ne l'a-t-il pas suivi dans une voie où tant de motifs l'attiraient? Nous le savons, lui-même le déclare nettement à son ami. Sa vie se trouve unie et enchaînée à l'œuvre de la réparation par le culte de la sainte Face. Déjà il n'est plus à lui ; la Providence lui montre clairement sa mission , et c'est à Tours , dans la cité de saint Martin, qu'elle doit s'accomplir. Les plus vives et les plus saintes amitiés ne sauront l'en distraire.

Il est une autre de ces amitiés surnaturelles qui forme comme un épisode dans la vie de M. Dupont et dont nous devons raconter l'origine.

1 Lettre du 4 juillet 1855.

Page 1