CHAPITRE XXVH
Conférences de 1821.— Lettre à M. le comte d’Estourmel sur la confiance qu’on doit avoir dans l'avenir. — Madame la duchesse de Berri et Madame, duchesse d’Angoulème, assistent à ses discours.
Ex 1821, l'abbé Frayssinous n ouvrit ses conférences que le 11 février par le discours, déjà connu, sur l’incrédulité des jeunes gens, dont la foule ne remplit pas, pour cela, avec moins d'empressement la nef de Saint- Sulpice. Beaucoup de députés et d'étrangers voulurent aussi entendre l’orateur qui honoroit la chaire par son talent.
Le 18, M. Frayssinous dirigea sa conférence contre le système absurde et dangereux de l’athéisme, qu'il
combattit avec cette éloquence raisonnée qui lui étoit propre ; et le 25 il démontra la nécessité du culte.
Sa quatrième conférence roula, le 11 mars, sur l'union et l'appui réciproque de la Religion et de la société, sujet qu'il n’avoit pas encore traité. Ce que fait la Religion pour la société, ce que la société a toujours fait et ce qu'elle doit faire encore pour la Religion, qui est le premier des biens pour les peuples et les gouvernemens, telle fut la division du discours.
La première partie offrit trois considérations principales : 1° La Religion affermit l'autorité du gouvernement, en Jui donnant une origine sacrée ; 2° elle fortifie les lois, en les imposant aux hommes comme des règles de conscience ; 3° elle assure le maintien des obligations et des traités par la garantie du serment. En développant la première de ces considérations, l’orateur rappela les principes de la Religion sur l’origine de l'autorité, que nous cherchons dans Dieu, législateur suprême, source première des droits et des devoirs, en sorte que notre raison, loin de se sentir humiliée, peut se glorifier de son obéissance. Mais aucune forme de gouvernement n'a été expressément révélée : l'Evangile n'en consacre aucune comme nécessaire ; il fait dériver de Dieu la puissance, et non la manière dont elle s'exerce. L'orateur combattit ensuite la fatale chimère éclose du cerveau de nos romanciers politiques. Semblable à ces volcans qui recèlent des flammes dévorantes, et qui éclatent de temps en temps par des éruptions terribles, elle a reparu, dit-il, après avoir été comme assoupie, cette doctrine qui recèle les tempêtes politiques, la doctrine de la souveraineté du peuple; théorie aussi absurde que séditieuse,
qui ne flatte la multitude que pour l'égarer, et ne lui
290 VIE DE M. FRAYSSINOUS. [1821] vante ses droits que pour lui faire violer tous ses devoirs. Les mots de peuple et de souverain se contredisent et s'excluent mutuellement. Si le peuple est souverain, chaque province, chaque cité, chaque village a le droit de se rendre indépendant, et l'Etat ne présente plus que confusion et anarchie. Il faudra, d’ailleurs, nécessairement exclure de la souveraineté les femmes, les enfans, les ignorans; et alors ce sera la minorité qui gouvernera la majorité. La souveraineté du peuple n’est qu'un appât que des ambitieux lui offrent pour le séduire. Quand a-t-elle existé de fait pendant la révolution, alors qu'on la proclamoit avec tant de faste? On ne sauroit donc trop profiter des lecons de l'expérience pour repousser cette doctrine funeste et insensée.
Dans la seconde partie, M. Frayssinous établit les devoirs de la société envers la Religion. La société doit lui rendre un hommage solennel, favoriser l'exercice de son culte, et faire respecter le sacerdoce. L'histoire ancienne nous montre la sollicitude des lésislateurs et des sgouvernemens pour le maintien de la religion établie, et les peuples païens offrent à cet égard des exemples capables de faire rougir notre indifférence. La France a été long-temps fidèle à ce principe, et sa sagesse a contribué sans doute à l’élever à un si haut degré de gloire et de puissance. Dieu, qui a fait le monde entier, doit et veut avoir partout le premier rang; et ceux qui prétendent placer les créatures avant le Créateur s'exposent par cela même à être les instrumens de leur propre chute. Mais la Religion peut-elle être respectée, si ses ministres ne sont pas à l'abri des outrages; et, tandis que les lois protègent les organes de l'autorité civile, doivent-elles demeurer muettes sur les insultes que l'on
feroit aux prêtres et aux objets consacrés à la piété?
« Que si quelqu'un, ajouta M. Frayssinous, étoit tenté de me prêter 1ci des vues d'intérêt ou d’ambition, de croire que je me laisse égarer par des préjugés d’état ou de profession, il connoïitroit mal le fond de mon cœur : la crainte de cette inculpation n’a pas dû retenir chez moi la vérité capuüve. Il ne m’appartient pas de donner des leçons de politique, ni de tracer aux gouvernemens de l'Europe, d’une manière précise, les mesures qu’ils doivent prendre pour amener le triomphe du christianisme ; mais, dans un temps où l’on ose présenter la religion comme dangereuse, ou du moins comme inutile, il est permis, il est commandé de rappeler ce que les souvernemens et les peuples lui doivent de services et de bienfaits , et ce qu’elle a droit d’exiger de ceux qui sont à la tête des affaires publiques. »
Toute cette conférence offrit une réunion bien rare de netteté dans les idées, de logique dans les raisonnemens, et de chaleur dans le style.
La même sagesse de vues et la même précision d'idées, que M. Frayssinous savoit si bien revêtir des couleurs de l’éloquence, furent admirées, le 18 mars, dans le discours sur l'éducation. |
La conférence du 25 mars, d'un genre un peu différent des autres, prouva l'heureuse flexibilité du talent de cet orateur, qui, tantôt suivoit d’un esprit ferme des raisonnemens vigoureux, tantôt développoit avec chaleur les plus généreux sentimens, et toujours imprimoit à son style cette vivacité qu'inspirent une conviction profonde et un ardent amour de la vérité. Cette fois, M. Frayssinous indiqua les motifs de crainte et d’espérance qu'offroit l’état de la Religion dans notre patrie.
I composoit, sans doute, cette conférence, lorsque.
208 VIE DE M. FRAYSSINOUS. [1821 | le 15 janvier précédent, il écrivoit à M. le comte d’Estourmel, cette lettre qui présente la même alternative d'appréhensions et de confiance :
« Espérons que l’année qui commence ne verra pas de désastres, et qu’elle continuera ce que la dernière nous a amené de rassurant pour l'avenir (1). Soyons sages et forts; car la sagesse sans la force devient impuissance, et la force sans saesse finit par se briser. Je ne sais si nous sommes réservés à de nouvelles épreuves : mais la Providence s’est expliquée, et le dernier résultat sera bon. Quand on pense que, dans le clergé, quinze mille places sont vacantes faute de prêtres, il semble qu’on doit craindre que la moitié de la population ne redevienne barbare. IL faut quelque miracle de la Providence pour nous tirer de là, et ce miracle se fera. Je suis bien confiant, comme vous voyez. »
Plus loin, parlant de sa santé, qui ne devoit pas lui permettre de voir ce dernier résultat qu'il prédisoit avec confiance, il dit :
« Je commence à sentir que cinquante-cinq ans sont un fardeau. »
Faisons maintenant connoître la conférence dont cette lettre étoit l'indice précurseur.
L'orateur exposa d’abord trois motifs de crainte : l’antiquité même de la foi parmi nous, l'état actuel du sacerdoce, l'esprit d’impiété et d'indifférence de nos jours.
Quelle n’a pas été autrefois la gloire des anciennes Eglises d'Orient, si fécondes en grands hommes et en beaux exemples de piété et de vertu? Ces Eglises fameuses se sont éclipsées ; ces chaires où les Chrysostôme,
(1) Allusion à la naissance de M. le duc de Bordeaux.
les Basile, les Grégoire de Nazianze ont fait entendre leur voix éloquente, sont muettes depuis long-temps. L'Eglise de Rome a seule traversé les siècles, parce que seule elle a des promesses particulières. Mais l'Eglise Gallicane ne jouit point d'un si beau privilége, et rien ne nous répond que cet antique édifice n éprouvera pas enfin les atteintes du temps qui détruit tout.
L'état actuel du sacerdoce, loin de nous rassurer à cet égard, est plutôt un nouveau sujet de crainte. Chaque année, la Religion voit se précipiter vers la tombe un grand nombre de ses ministres, qui ne sont pas remplacés. Comme une veuve éplorée, elle est réduite à gémir sur des pertes sans cesse renaissantes, et l’on est insensible à son deuil : le dépérissement du sacerdoce n'excite aucun intérêt, et on ne fait rien pour ranimer cette lampe qui s'éteint. Plutôt toléré qu'honoré, ce ministère si important est l’objet d’une dédaigneuse indifférence pour les uns, et d’une haine déclarée pour les autres : 1l est abandonné aux classes vulgaires. Qu'un jeune homme, dans une classe supérieure, manifeste du penchant pour le sacerdoce ; sa famille s’en alarme, le monde s'en étonne, et tout est mis en usage pour étouffer cette vocation naissante.
L'esprit général du siècle ajoute encore à ces justes sujets de crainte. La Religion a toujours triomphé des persécutions, et les efforts de la violence sont moins ficheux pour elle que ce dédain mortel, cette profonde indifférence, cette insensibilité presque universelle que notre siècle montre à son égard. On peut réfuter les erreurs , résister à la force, appliquer des remèdes propres à des maladies vives : mais quel remède à cette langueur, à cette apathie, à ce sommeil où tant d'hommes
300 VIE DE M. FRAYSSINOUS. [1821] paroissent plongés, et la mort ne semble-t-elle pas le terme de cette incurable léthargie ?
De ces tristes considérations, l’orateur passe dans la seconde partie, à des images plus consolantes : la conduite de l’épiscopat français, le retour de la famille royale, l'esprit de foi et de charité qui éclate encore en beaucoup de lieux, se présentent à lui comme de légitimes motifs d'espérance.
Et d'abord la conduite de notre clergé pendant la révolution fut constamment courageuse et honorable. L'épiscopat en corps résista aux innovations; la majorité du second ordre suivit l'exemple des premiers pasteurs. Nos prêtres transportés sur une terre étrangère firent respecter la religion par leur sagesse, et ceux qui étoient restés en France souffrirent avec patience les rigueurs de la persécution, les cachots, les mauvais traitemens, où même la mort. Que ne doit-on pas attendre du zèle d'hommes animés de cet esprit?
IL faut aussi tout espérer de cette main puissante qui a relevé le trône des enfans de saint Louis. L'orateur trace ici le rapide tableau des vicissitudes de la France, tour à tour dévorée par l'anarchie, gémissant sous un sceptre de fer, consolée par le retour de ses princes. Un scélérat obscur a pu consommer le plus noir des forfaits ; mais le ciel, dit celui qui devoit mériter le titre de Fénelon de l'exil, se joue, quand il lui plaît des projets des méchans.
« Une main parricide avoit voulu tarir dans sa source le sang de Henri IV : il n’étoit plus temps : une goutte avoit échappé au fer homicide; il croyoit laisser une veuve sans consolation et sans espoir, et déjà elle portoit dans son sein la fortune de la France. Tout à coup une jeune princesse,
foible et timide en apparence, devient une héroïne de courage; rien ne la trouble, rien ne la déconcerte; elle sent qu’elle est dépositaire des espérances de la patrie, elle se montre digne de ses hautes destinées. Le ciel avoit mis dans les cœurs francais je ne sais quelle espèce de certitude qu'il naitroit un prince qui seroit le sauveur de son pays. Il est né l'enfant de la France, donné de Dieu à ses gémissemens et à ses prières. Dans le fils comme dans la mère, dans sa conservation comme dans sa naissance, tout est prodige; et quelles ne seront pas les destinées de cet enfant miraculeux! Il sera le roi de son siècle; il sera un héros, le fils de cette jeune héroïne ; comme le Béarnais, il a goûté en naissant, les symboles de la santé et de la force; il sera digne du père de sa race, celui dont la mère a surpassé Jeanne d’Albret en courage ; il sera le père de ses sujets par la bonté ; surtout il en sera le roi par la justice. Soumis lui-même aux lois, il abattra tout ce qui voudroit s'élever au- dessus d’elles; ce n’est pas en vain qu’il portera le glaive. Il se peut qu'il ait à essuyer bien des traverses ; mais il est fils d’une mère dont le malheur et les contradictions n’ont fait qu’élever l’ame et enflammer le courage; il descend de saint Louis et de Henri IV ; il sauroit, comme le premier, défendre son trône contre les rebelles, ou le conquérir comme le second. L'im-
piété se taira devant lui, non qu'il interroge les consciences, qui n’appartiennent qu’à Dieu; mais ilinterrogera les œuvres qui appartiennent à la loi ; il fera respecter ce que doit respecter tout honnête homme; il sentira qu’un prince, pour régner lui-même, doit faire régner celui par qui règnent les rois. Je ne suis pas destiné à voir les prospérités et la gloire de son règne, je n’en verrai pas même l'aurore : mais je puis du moins le saluer de loin ce nouveau saint Louis ; je puis me réjouir à sa naissance, qui est comme le gage de la réconciliation du ciel avec la terre, de son alliance nouvelle avec le ‘peuple français et la race de nos rOIS. »
Cette prédiction, qui descendit de la chaire de vérité sur le berceau de l'Enfant de l’Europe, M. Frayssinous ne l’a vue justifiée que par la royauté du malheur : mais il lui a été donné d’inspirer au nouveau saint Louis, qu'entrevoyoient ses espérances, les vertus qui soutiennent et qui honorent dans l'exil, brillant et pur reflet des vertus admirables qui firent autrefois respecter Louis IX dans les fers.
Des faits rassurans doivent, d’ailleurs, soutenir notre confiance. On sent le besoin du repos; on est dégouté du désordre, fatigue de l'anarchie. Des missions se succèdent rapidement dans les villes et les campagnes; la foi se réveille au bruit de la trompette évangélique ; un esprit de vie circule encore dans les veines de la France, et elle y brüle toujours cette flamme divine de la charité, qui est le caractère distinctif du christianisme. Les miracles appellent des miracles. La main qui a imprimé à la société ce mouvement vers le bien, le maintiendra malgré tous les obstacles, et, quel que soit l’instrument qu’elle emploie pour l'accomplissement de ses desseins, elle s’est assez expliquée en faveur de la religion pour que nous devions en espérer le triomphe.
Madame la duchesse de Berri assista, le 8 avril, à la septième conférence, qui eut pour objet de prouver la religion chrétienne par les merveilles de son établissement. Le cœur de M. Frayssinous laissa encore échapper, en présence de cette mère si providentiellement consolée, des vœux qu'elle ne put entendre sans une vive émotion.
« La Providence, dit-il (1), ne vient-elle pas de nous don-
(1, Ami de la Religion, t. XX VI, p. 264.
[1821] LIVRE I. CHAPITRE XXVI. 303 ner un gage récent de sa protection dans cet enfant de prodige qui doit perpétuer une race auguste? Issu d’une tige religieuse, il honorera la religion, et sentira qu’elle doit être la base du gouvernement et le principe de la félicité des peuples. »
Déjà, M. Frayssinous, à l’occasion d'une distribution de prix faite aux jeunes filles délaissées de l’œuvre de madame de Carcado, avoit prononcé un discours où un juste tribut d'hommages étoit payé à la pieuse fondatrice, morte dès le 25 janvier 1808. Le 16 avril 1821, il précha à Saint-Sulpice un sermon de charité en faveur de cette œuvre; et il compta dans son auditoire l’auguste fille de Louis XVI et la mère du jeune Henri. Ce fut le discours sur les devoirs envers Jésus-Christ qu’il donna le 16 avril, en y ajoutant un compliment aussi noble que juste adressé aux deux princesses, et quelques mots sur les infortunées en faveur desquelles l'assemblée s’étoit réunie. Le même discours fit la maüère de la conférence du 29 avril.
Depuis 1814, M. Frayssinous donnoïit souvent des sermons de charité, et 1l lui arrivoit quelquefois de répéter ainsi des conférences auxquelles il appliquoit un exorde et une péroraison relatifs à l’objet de l'assemblée.
Après avoir vengé la doctrine catholique du reproche d’intolérance et de cruauté, en exposant, le 6 mai, les maximes de l'Église sur le salut des hommes, il traita, le 13, dans un discours plus grave et plus abstrait que les précédens, la question fondamentale de la Vérité. Ce discours est devenu la clef de toutes ses conférences.
L'homme est fait pour la vérité; son intelligence est portée vers elle par un instinct irrésistible, comme son cœur vers le bonheur. Cet instinct, qui fait comme le
304 VIE DE M. FRAYSSINOUS. [1821] fond de notre nature raisonnable, est le principe de la curiosité de l'enfant, des études de l’homme mür ; c’est la vérité que le savant cherche dans ses veilles, le philosophe dans ses méditations, le voyageur dans ses courses lointaines. De ce désir invincible de la vérité que Dieu a mis dans tous les hommes, l’orateur conclut que tous les hommes ont des moyens d'arriver à la possession certaine de la vérité; sans quoi il y auroit contradiction dans l’œuvre de Dieu. Mais qu'est-ce que la vérité? Considérée en général et en elle-même, elle peut se définir ce qui est; le mensonge ce qui n'est pas. Considérée par rapport à nous, la vérité est donc la connoïssance de ce qui est, et l'erreur une fausse persuasion de notre esprit qui se figure comme existant ce qui n'est pas. Après avoir donné cette définition de la vérité, l'abbé Frayssinousannonce qu il traitera les deux questions suivantes : 1° Y a-t-il des vérités premières, incontestables par ellesmêmes, et qui, pour être admises comme certaines, n'ont pas besoin d’être prouvées, mais qui servent, au contraire, à prouver toutes les autres vérités ? 2° Les hommes peuvent-ils déduire des conséquences certaines de ces vérités fondamentales ? Il y a cent ans, ajoute l’orateur, un pareil sujet auroit paru bien étrange dans une chaire chrétienne; mais, dans ce siècle où l'impiété a ébranlé tout l'édifice, on ne sent pas seulement le besoin de soutenir les colonnes, mais celui de raffermir les fondemens. On verra dans cette conférence imprimée par quels developpemens admirables M. Frayssinous mit en lumière un des sujets les plus abstraits de la philosophie, tout en écartant de cette discussion les termes scientifiques, qui aussi bien ne sont pas la science, et qui n’en sont souvent que le charlatanisme.
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Collaboration de M. Frayssinous à plusieurs journaux.— Il refuse de postuler un fauteuil à l’Académie Française. — Bénédiction de la première pierre de la chapelle du monastère du Temple. — Voyage de M. Frayssi-
nous à Vichy.— Lettre à M. le marquis de Clermont-Tonnerre, — Panégyrique de saint Vincent de Paul.