‹ Vie de M. Frayssinous, évêque d'HermopolisChapitre 11 sur 75 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

Discours au Roi. — Pvéorganisation de l'école de Soièze. — Troubles au «ollége Louis-lc-GFand. — Visites de M. de Scoibiac dans les collèges. — Circulaire aux recteurs. — Ordonnance du 8 avril 1824. — Satisfaction des évêques.

De graves événeraens s'étoient accomplis, en 1823, d'une manière glorieuse pour la France. Le grand-maître y fit allusion, le 2 janvier 1824, dans le discours qu'il adressa à Louis XVIII, au renouvellement de l'année.

« Sire, dit-il, l'année qui vient de s'écouler a été si féconde en grandes choses, qu'elle suffiroit seule pour immortaliser le règne de Votre Majesté.

» Un fils de France, qui, sur les ordres du Roi, s'avance à travers l'Espagne opprimée, en héros libérateur, et qui, par ses vertus, fait chérir la victoire à ceux-là même qu'il a domptés par la force; une armée qui étonne l'Europe, moins encore par l'éclat de ses hauts faits que par la sévérité d'une discipline inouie dans les fastes militaires; un trône abattu glorieusement relevé; la légitimité hautement vengée; la paix du monde conquise dans une guerre sacrée, où l'humanité s'alhe toujours à la plus brillante audace; voilà. Sire, ce que le ciel nous a fait voir dans l'espace de quelques mois.

» Grâce à la ferme et prévoyante politique de Votre Majesté, désormais puissante au-deliors, calme au-dedans, la

France verra la trace des maux passés disparoîtie, ses lois s'affermir, et les doctrines de licence et d'impiété, causes de tant de désastres, tomber dans le discrédit. Eclairés par l'expérience, les pères sentiront plus que jamais le besoin de donner à leurs enfans l'exemple du dévouement à la foi comme au trône de saint Louis, et l'éducation domestique préparera les voies à l'éducation publique. C'est alors que, toujours secondés par les familles, les dépositaires de l'enseignement travailleront avec succès à former des générations chrétiennes et monarchiques; et qu'après avoir été fortifiée dans les sentimens de la religion et de l'honneur, la jeunesse sortira de nos écoles digne de tous les biens que lui assure dans l'avenir votre royale sagesse. Vivez, Sire, pour être témoin de cette complète régénération qui sera votre ouvrage, et pour recueillir de plus en plus les bénédictions des peuples soumis à votre sceptre paternel. »

La régénération dont le grand-maître se plai.soit à présenter l'image au monarque, qui alloit mourir sans l'avoir vue se réaliser, étoit entravée par de fréquens désordres.

Le collège de Sorèze étoit fameux dans tout le Midi par le genre d'éducation qu'on y recevoit, et par la faveur dont il jouissoit auprès des hommes ennemis des doctrines religieuses. Soixante maîtres s'occupoient dans cette école à former de jeunes philosophes qui pussent monter à cheval, faire des armes, et jouer la comédie. Le temps s'y partageoit entre la déclamation et le dessin, la natation et le bal. Quatre cents élèves, catholiques et protestans, réunis dans une vaste enceinte, y vivoienl dans l'indifférence de la religion. Une chapelle nue étoit à coté d'un théâtre richement décoré; un aumônier célébroit les saints mystères à coté d'un oratoire protestant; les élèves, en sortant du catéchisme,

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passoient devant un musée orné de Vénus et de nudités. La musique étoil le fond de l'instruction avec la déclamation et la danse; et lorsqu'un élève avoit mérité de monter sur le théâtre aux dix ou douze représentations qui avoient lieu chaque année, et qu'il avoit réussi par son extérieur h être remarqué et applaudi, son éducation étoit complète. Nous ne parlons pas de choses plus graves que ces simples indications peuvent faire assez soupçonner. Tel étoit le collège que la voix universelle du Midi signaloit depuis long-temps à l'autorité 5 et il tardoit au grand-maître d'obéir à cette voix publique, de satisfaire à la conscience de tous les hommes religieux et royalistes d'une vaste partie de la France.

Au mois de septembre 1823, il avoit chargé M. Laurentie, inspecteur-général des études, de se rendre à Sorèze. Cet inspecteur y fit une enquête, ainsi qu'aux environs. A la suite de son Rapport, le conseil académique de Toulouse prit un arrêté, et un autre Rapport fut fait à Paris, par M. Delvincourt, au conseil royal de l'instruction publique. On entendit M. Ferlus, propriétaire et directeur du collège ; on reçut ses Mémoires. Après avoir employé tous les moyens de connoître la vérité, le conseil royal reconnut que l'éducation n'étoitpas dii^igée à Sorèze dans des principes religieux et monarchiques ; que la presque totalité des maîtres vivoient dans une indifférence publique et marquée sur les pratiques les plus indispensables de la religion; qu'un très-petit nombre d'élèves remplissoient, et en secret, le devoir le plus important du chrétien ; qu'enfin le mauvais esprit de l'établissement influoit sur celui de la ville et des environs. En conséquence, le conseil royal prit, le 6 janvier 1824, un arrêté qui ordonnoit une réorganisation générale de

l'école de Sorèze, et obligeoit M. Ferlus, qui en étoit propriétaire, à se faire remplacer dans la direction du collège par un vice-gérant.

Les journaux gardiens des doctrines sociales, et vengeurs de la vérité, savoient tous les reproches qu'on étoit en droit de faire à l'Université, et c'est pour cela précisément qu'ils applaudirent aux efforts qui pouvoient la rendre meilleure. C'est un devoir égal de faire trembler l'autorité en lui montrant les générations impies sorties des écoles publiques, et de seconder les tentatives qui sont faites pour arrêter le danger, et sauver, si c'est possible, l'avenir de la société. Ainsi ne raisonna ni le Coiistitutiojinel, qui accueillit un appel de M. Ferlus à l'opinion publique 5 ni le Journal des Débats, qui, par une secrète inimitié contre les promoteurs de la réforme, excita un zèle ardent pour l'instituteur dépossédé, qu'il crut justifier assez en montrant ses cheveux blancs. Le public, accoutumé à se laisser séduire par la vieille renommée du Journal des Débats, put être quelques instans égaré dans son jugement sur un acte que des amours-propres haineux et des ambitions personnelles étoient parvenus à dénaturer et à présenter sous un aspect odieux. Ce journal ne faisoit, au surplus, que suivre la carrière qu'il s'étoit ouverte depuis long-temps-, et cette apologie d'une école fameuse par son esprit d'irréligion et de libéralisme devoit s'ajouter à tant d'autres apologies qu'il avoit données de tout ce que l'esprit de secte a enfanté, depuis deux siècles, de sophismes et d'oppositions contre l'autorité religieuse et contre l'autorité politique.

Sous les yeux mêmes du prélat auquel on suscitoit de telles contradictions, lorsqu'il s'efforcoit de guérir les

plaies si envenimées de l'instruction publique, éclatèrent d'autres désordres.

Depuis long-temps le nouveau proviseur du collège Louis-le-Grand, que M. d'Hermopolis avoit pourtant visité et évangélisé au mois de juin précédent, savoit qu'un . vaste complot devoit éclater le 27 janvier 1824. Le renvoi de quarante et un élèves, deux heures avant l'exécution projetée du complot, prévint les malheurs qui pouvoient en résulter, mais n'empêcha pas une tentative partielle. Le lendemain, au banquet de la Saint- Charlemagne, les élèves ne répondirent point au cri de Vive le Roi! Informé que, profitant de la sortie, ceux des élèves qui étoient encore du complot dévoient se réunir à leurs condisciples renvoyés, et saisir le moment de la rentrée pour porter le trouble dans le collège, le proviseur prévint le scandale par le renvoi de soixantequinze autres jeunes gens, et par l'exclusion temporaire des élèves de la pension Delanneau, connue sous le nom de Sainte-Barbe. La réunion des cent seize élèves expulsés, qui eut Heu aux Champs-Elisées, justifia ses prévisions, que le Constitutionnel seul, promoteur des petites comme des grandes insurrections, osa blâmer. Le grandmaître écrivit au proviseur que le conseil royal de l'instruction publique approuvoit les mesures qu'il avoit adoptées; et ce conseil arrêta, dans sa séance du 7 février, qu'aucun des élèves rendus à leurs familles ne pourroit être admis comme pensionnaire ni comme externe à Louis-le-Grand; que même, à l'avenir, nul élève, exclu d'un collège de Paris pour cause de désobéissance concertée, ne pourroit être admis comme pensionnaire ni comme externe dans aucun établissement public ou particulier de la capitale.

Ce qui venoit de se passer à Louis-le-Grand étoit une leçon instructive. Il régnoit dans ce collège une discipline extérieure assez sévère; tout, au-dehors, paroissoit marcher régulièrement ; mais cette exactitude apparente n'avoit pas d'autres mobiles que la crainte des punitions et une contrainte assidue. Malgré les efforts d'une autorité prévoyante, Louis-le-Grand n'avoit pas subi tous les changemens qu'appeloient les amis de la religion. Les exercices de piété y étoient courts et froids, les instructions rares, et il y avoit peu ou point de communications entre les aumôniers et les élèves. On assignoit, toutes les semaines, un espace de temps fort court pour les confessions des jeunes gens, qui, hors de là, ne voyoient pas ces ecclésiastiques, avec lesquels ils n'avoient point ces entretiens familiers où l'ame d'un jeune homme s'ouvre, et où il est plus facile de faire entrer dans son cœur des sentimens religieux. Abandonnés à eux-mêmes, les élèves ne sentoient que le joug, et on ne leur présentoit rien qui l'adoucît. La religion tenoit si peu de place dans leurs journées, qu'elle ne paroissoit pas devoir en occuper beaucoup dans leurs affections. Un jeune aumônier, digne de la confiance de l'autorité par son talent et sa douceur, avoit voulu qu'on sortît de cette route que l'habitude faisoit suivre, et il s'étoit vu paralysé dans les essais de son zèle. Mais les scandales récens montroient la nécessité d'achever une réforme salutaire, et on ne pouvoit plus nier qu'il importât de fortifier le ressort de la religion dans les établissemens d'instruction publique.

Dans ce but, les efforts de M. l'abbé de Scorbiac, choisi par le grand-maître pour donner des retraites dans plusieurs collèges royaux, qu'il visita avec l'agré-

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ment des prélats diocésains, eurent un» haute et réelle importance.

M. de Scorbiac, prêtre des Missions de France, ayant été donner une retraite au collège royal de Rouen, à l'époque de l'Ascension, en 1823, M. Faucon, recteur de l'Académie, écrivit au grand-maître que les merveilleux effets de ces exercices lui avoient démontré qu'une retraite annuelle faite dans les collèges étoit le moyen le plus puissant et le plus prompt pour les réformer. Il ajouta :

« Si tous les proviseurs et principaux des collèges de la France avoient été lénioins de l'espèce de miracle moral qui s'est opéré sous mes yeux, pas de doute, Monseigneur, qu'ils ne s'empressassent tous d'employer le même moyen pour produire le même bien, pour procurer le même bonheur à leurs élèves, et pour goûter eux-mêmes les consolations que j'ai éprouvées. »

M. d'Hermopolis, qui étoit alors en retraite à Issy, répondit à M. Faucon :

« Monsieur le Recteur, je connoissois déjà par M. de Scorbiac les heureux fruits de la retraite qu'il a donnée au collège royal; mais je suis cliarmé de les apprendre par vousmême. La manière dont vous en parlez est une preuve non équivoque des bons sentimens qui vous animent, et du désir que vous avez de les faire passer dans l'ame de vos élèves. Rien de plus utile que vos vues à ce sujet. Je souhaite bien cpi'ellcs soient partagées par tous les proviseurs, et jepounai bien prendre une mesure générale à cet égard. »

Cette mesure fut prise, en effet. M. l'abbé de Scorbiac reçut, avec le titre à' aumônier de V Université, la mission d'èvangéliser environ douze collèges par année, et il la remplit tant qwc l'évéque d'Hermopolis demeura

à la tête de l'Instruction publique. Informé du résultat des retraites données aux collèges de Bourges, de Clermont et de Limoges, le prélat écrivit, le 31 décembre 1823, à M. de Scorbiac :

« C'est bien le cas de faire des vœux pour vous, pour le missionnaire de l'Université qui m'aide si efiicacement à régénérer les écoles publiques. Que Dieu vous accompagne, et continue de vous bénir ! »

Les courses apostoliques de M. de Scorbiac dans les collèges de Cahors, de Grenoble, de Lyon, de Moulins, etc. ne consolèrent pas moins M. d'Hermopolis des reprocbes d'une presse passionnée.

Le grand-maître, en transmettant aux recteurs l'ordonnance du 8 avril 1824, qui introduisoit dans diverses parties de l'éducation publique de sages améliorations, ne dédaigna point de s'expliquer sur ces reproches, formulés d'un coté par l'abbé F. de La Mennais, dans le Drapeau-Blanc ,• et de l'autre dans le Constitutionnel et le Journal des Débats.

« Des plaintes, dit-il dans la circulaire du 14 avril, se sont élevées quelquefois contre mon administration et la conduite du conseil royal dont j'ai l'honneur d'être le chef. Je pouvois craindre que l'Université n'en fût troublée; mais tout est resté calme. Le corps enseignant s'est montré fidèle à ses devoirs : l'expérience lui avoit appris que, si nous savons, quand il faut, mettre quelque force dans nos mesures, la modération est dans nos habitudes.

» Telles sont aujourd'hui les dispositions de quelques esprits, que les uns ne voient dans la justice que de la rigueur, et que les autres sont tentés d'appeler foiblesse tout ce qui n'est pas violence : de là naissent des contradictions et des embarras pour l'autorité. Vous l'aurez éprouvé, Monsieur le

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vecteur; vous l'éprouverez davantage encore dans la nouvelle position où vous place l'ordonnance du 8 avril. Continuons de marcher ensemble vers une véritable régénération; faisons le bien, et laissons dire le mal.

» J'attends de votre part une coopération également sage, courageuse : il n'est pas d'obstacle qu'on ne puisse vaincre avec du bon sens et du caractère. Forts de l'appui d'un gouvernement qui se dévoue à tous les genres de bien, nous travaillerons à faire fleurir plus que jamais la religion, les mœurs et les études, et à nourrir dans l'ame de la jeunesse tous les sentimens dont elle doit être pénétrée à l'égard de cette race auguste, qui ne règne sur la France que pour son bonheur.

» Vous vous attacherez surtout à bien faire comprendre aux chefs d'établissemens, que, si le bâtiment qu'ils occupent et leur mobilier peuvent être leur propriété, les enfans qu'on leur confie sont à la religion, à leurs familles, à leur roi et à leur pays; que l'autorisation pour enseigner n'est pas le droit de les égarer par de mauvaises doctrines et de mauvais exemples. »

L'ordonnance du 8 avril dont il vient d'être question mérite d'être connue. En voici les dispositions principales.

u Le grand-maître remplira les fonctions de recteur de l'Académie de Paris, avec les attributions fixées par l'art. 8 du titre ii de l'ordonnance du 27 février 1821.

» Les nominations des professeurs et maîtres d'études des collèges royaux ou communaux seront faites par les recteurs des Académies. Mais ces fonctionnaires auront besoin de l'institution du grand-maître, qui, en cas de refus, pourra pourvoir aux places vacantes.

"Les proviseurs, principaux, ceuseurs et aumôniers des collèges, seront nommés par le grand-maître, conformément à l'ordonnance du l'"^ juin 1821.

>i Le grand-maître, sur l'avis du recteur de l'Académie, et, s'il le juge convenable, des inspecteurs-généraux, pourra prononcer la suspension, avec ou sans traitement, pour une année.

» Les agrégés sont à la nomination des recteurs; mais ils doivent obtenir l'institution du grand-maître, qui pourra la refuser pour des motifs graves, dont il fera part au conseil royal de l'instruction publique.

» Les bourses royales ne seront données qu'à des enfans dontles parens seront domiciliés dans le ressort de l'Académie.

» Les diplômes des chefs d'institution et maîtres de pension seront renouvelés avant le l^"" septembre 1825.

» Quant aux écoles primaires catholiques, ceux qui se destineront aux fonctions de maîtres de ces écoles seront examinés par ordre des recteurs des Académies. Si ce sont des écoles dotées, dans lesquelles soient adniis cinquante élèves gratuits, l'autorisation spéciale d'exercer sera délivrée aux candidats par un comité dont l'évèque diocésain ou un de ses délégués sera président. Ce comité, dont le maire sera nécessairement membre, se composera, en outre, de quatre notables, moitié laïques, moitié ecclésiastiques, les premiers à la nomination du préfet, les seconds à la nomination de l'évèque. Il surveillera ou fera surveiller ces écoles, et pourra révoquer l'autorisation pour des causes graves. Si ce ne sont pas des écoles dotées, l'évèque accordera l'autorisation spéciale, et il pourra la retirer; il surveillera et fera surveiller ces écoles.

» Les Frères des Ecoles chrétiennes et les associations semblables conserveront leur régime actuel, et pourront être appelés par les évêques diocésains dans les paroisses qui feront les frais de leur établissement.

» Les écoles primaires protestantes seront surveillées par des comités composés de notables de leur communion, dont le proviseur, ou le principal du collège, ou un délégué du recteur, fera nécessairement partie. »

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Dès le 12 avril, le grand-maître présida le conseil académique de Paris , conformément à l'ordonnance du 8.

Les évêques, sous l'autorité desquels elle faisoit rentrer la direction des écoles primaires que le malheur des temps avoit soustraites à leur vigilance, surent gré à leur pieux collègue d'une disposition aussi importante pour la religion et les mœurs. En publiant le 30 juin une ordonnance à l'effet d'organiser la surveillance épiscopale sur les écoles primaires, ce que tous les évêques firent successivement, M. d'Astros, qui occupoit alors le siège de Bayonne, n'hésita point à dire :

« Il est digne d'un grand roi de porter ses regards paternels sur les enfans des derniers rangs de la société, afin de poiu'voir au plus essentiel de leurs besoins, l'éducation religieuse et civile. C'est ce qu'a fait notre auguste monarque dans son ordonnance du 8 avril dernier, par laquelle il attribue aux évêques la surveillance des écoles primaires, et le pouvoir d'autoriser et de révoquer les instituteurs. Une pareille disposition est un bienfait précieux pour les enfans des classes peu fortunées, et un nouvel hommage rendu par Sa Majesté à la religion. »

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