‹ Vie de M. Frayssinous, évêque d'HermopolisChapitre 5 sur 75 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

M. Frayssinoiis remplit les fonctions épiscopales. — Piété de Louis XVIII. — L'évèqiic d'Hermopolis est nommé pair de France. — Discours de réception à l'Académie Française. — Ce qu'en dit Louis XVIII. — Critique injuste du ConstiUUionnel. —hettvfi à madame T.— Requête d'un vieux Lillard. — Lettre du grand-maître de l'Université au grand-maître des jeux, à Issy.

La mulliplicilé des affaires (|ui réclamoienl tous les soins de M. Frayssinous ne Tentpèelioil point de remplir

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les fonctions épiscopales. Ainsi, le 4 août, lèle de l'Invention du corps de saint Etienne, il officia pontificalement à Saint-Etienne-du-Mont^ le 15, fête de l'Assomption, il officia à la métropole , dont il étoit chanoine d'honneur. L'abbé Michel Clausel de Cousserp^ues, vicaire-général d'Amiens à la résidence de Beauvais, y ayant réuni cent prêtres pour la retraite ecclésiastique , il alla, le 27 septembre, présider la cérémonie de clôture dans la cathédrale de cette ville, et, le lendemain, il fit une ordination.

Le 27 octobre, il assista, au monastère du Temple, dont il étoit naguère supérieur, à la bénédiction des cloches, et visita les travaux de l'église qu'il avoit inaugurés par un discours si touchant.

Le jour de la Toussaint, le premier aumônier célébra les saints mystères dans les appartemens de Louis XVllI, à qui il donna la communion. L'opinion publique a été induite en erreur sur les sentimens religieux de ce prince. Non-seulement il aimoit du fond du cœur la religion, mais il se plaisoit à en parler.

De jour en jour, la dévotion au Sacré-Cœur prenoil une plus grande extension. Tabaraud et quelques jansénistes, de grandes familles, animèrent les feuilles publiques à disserter outre mesure sur ce point si respectable du culte catholique. Le Roi demanda un jour à M. Frayssinous : k Qu'est-ce que la fête du Sacré- Cœur ? — Dans le langage ordinaire , et même dans l'Ecriture sainte, répondit le prélat, on dit que le cœur est l'organe et le siège de l'amour. Le but de cette fête est d'honorer l'amour de Jésus pour les hommes, et on adore son cœur comme l'organe extérieur et le symbole de cet amour. —■ Vous savez bien, reprit le Roi, qu'en

inétapliysique on ne convient pas que le cœur soit le siège de l'amour, et qu'on dispute beaucoup là-dessus. — Soit, dit l'évéque -, mais l'Eglise, indépendamment (le toute dispute, a dû s'accommoder au langage ordinaire. — A ce compte, demanda le prince, on pourroit donc honorer d'un culte particulier les pieds, les mains, la tète de Jésus-Christ? — Oui, répliqua M. d'Hermopolis, puisqu'ils appartiennent à l'humanité de Notre- Seigneur, hypostatiquement unie à sa divinité par l'Incarnation. Mais c'est à l'Eglise seule qu'il appartient de décider ce qu'il faut faire à cet égard. »

Nous citons cette conversation, qui eut lieu en 1822, époque où la fête du Sacré-Cœur fut célébrée d'obligation dans le diocèse de Paris, du rit solennel-majeur, comme un témoignage du plaisir qu'éprouvoit Louis XVIII à s'entretenir de sujets religieux, noble et digne aliment des esprits élevés.

Une autre fois, comme M. d'Hermopolis parloit avec le Roi des malheurs de la révolution, ce prince lui dit que, dans son exil, lorsque les pensées tristes se présentoient à lui, il se rappeloit ces paroles d'une hymne de rotlice de la Dédicace :

Tunsionibiis, pressuris, Expolili lapiJcs Suis coaptantiir locis Per manus artificis :

Disponiinliir permausuii Sacris «-dKiciis.

(( Et il les récitoit avec tant dame que j'en élois touché, dit le prélat, et bien mieux que je n'aurois pu le faire. — Connoissez-vous rien d'aussi beau ? ajouta le Roi. — Oui, Sire, reprit l'évéque, et ce sont ces paroles

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de la préface de la messe des morts dans le Missel de Paris.

« Tuls, Domine, fidelibus vita mutatiu-, non tollitiir; et, dissolutâ terrestris liujus habitationis doino, PCterna in coulis habitatio comparatur. »

Telles ctoient les graves pensées que Louis XVIII et son premier aumônier échangeoient dans la familiarité de ces entretiens intimes.

II avoit été question, en 1817, d'une promotion de pairs ecclésiastiques : mais les mêmes hommes qui ne vouloient point de Concordat s'inquiétoient à l'idée de voir des évêques siéger sur les bancs de la pairie 5 toute influence, toute considération, toute prérogative accordées au clergé faisoient jeter les hauts cris à l'opposition libérale. Le projet de promotion fut donc ajourné.

Cependant, quand toutes les classes de la société étoient représentées, l'épiscopat pouvoit-il ne pas l'être ? Le gouvernement ne se laissa plus arrêter par les feintes alarmes ou par les sophismes de ses adversaires ^ et l'ordonnance du 31 octobre 1822, qui éleva à la dignité de pairs des prélats que recommandoient leurs noms, leurs lalens et leurs services, non-seulement tourna à la ffloire du clergé, mais fut d'une utilité directe pour l'Eglise, en lui donnant dans une des Cliambres législatives des organes et des défenseurs de plus.

Le choix de Louis XVIII se fixa sur MM. Du Cliilleau, archevêque de Tours -, de La Fare, archevêque de Sens; de Coucy, archevêque de Reims; de Quelen, archevêque de Paris; de Boulogne, évêque de Troyes ; de Latil , évêque de Chartres; le prince de Croï , évêque de Strasbourg et grand-aumonier de France; Frayssiuous,

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évêque d'Hermopolis et premier aumônier du Roi.

a Quand une fois la fortune nous arrive, on ne sait plus où l'on va, » dit le nouveau pair, dont la modestie s'élonnoit de cette élévation progressive. Il écrivit le 9 novembre à M. Amable Frayssinous :

« Que dites- vous de ma pairie? Est-ce faire mon chemin en peu de temps? Premier aumônier, grand-maître et pair en un an ! Vous voyez qu'avec de l'ambition on arrive à tout, car il est bien difficile qu'avec une telle fortune j'échappe au reproche d'être ambitieux. »

Il écrivit encore à M. O. son ami :

'< Je gémis sous le double poids des affaires et des honneurs. »

Elevé ainsi par Louis XVIII à la pairie, avec le titre de comte (1), M. d'Hermopolis prêta serment, en cette qualité, dans la séance d'ouverture du 28 janvier suivant, et il fut dès-lors l'un des membres les plus distingués de la noble chambre, où les intérêts de la religion eurent toujours en lui un défenseur zélé.

L'Académie française avoit donné une nouvelle marque de déférence à M. d'Hermopolis, en l'invitant à célébrer, le 25 août 1822, la messe annuelle à Saint- Germain-l'Auxerrois, et l'abbé Feutrier avoit dans celte occasion prononcé le panégyrique du saint roi.

Le 28 novembre, M. Frayssinous prit possession de son fauteuil à l'Institut. Madame la duchesse de Berri voulut assister à la séance publique de réception, comme

(i) L'ordonnance du 8 janvier 1823 statua que les cardinaux pairs du royaume prendroient rang avec les ducs, et les archevêques et évêqucs avec les comtes, à moins qu'ils ne fussent personnellement pourvus d'un titre de pairie supérieur.

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si, dans le nouvel académicien aux mains duquel la palme littéraire alloit être solennellement remise, elle eût entrevu le précepteur de son fils.

« Messieurs, dit le récipiendaire, le jour le plus embar7 lassant pour un membre de cette illustre compagnie, c'est bien incontestablement le jour même qu'il vient prendre place au milieu d'elle jiour la première fois. Dans l'honneur qu'il reçoit, rien n'est de rigoureuse justice; mais aussi tout n'est pas censé pure faveur, et le bienfait doit être la mesure de la reconnoissance. Si je parlois de mes titres au fauteuil académique, celte témérité pourroit ne pas toui'ner à mon avantage; si je parlois uniquement de votre indulgence, je semblerois peut-être me couvrir du voile transparent d'une fausse modestie : je ne ferai donc ni l'un ni l'autre; mais je me féliciterai de me voir, par votre choix et l'auguste approbation du monarque, associé à une compagnie, qui, depuis son origine jusqu'à nous, a compté dans son sein l'élite des écrivains de notre nation; je m'applaudirai d'avoir fixé sur moi les regards d'un prince d'autant plus cher aux lettres, qu'il les chérit lui-même davantage, et qui, par la variété de ses connoissances, la noblesse, la pureté, les grâces de son langage, auroit pu être encore le roi des beaux esprits de France, quand il ne seioit pas, par sa naissance, comme par notre amour, le roj du premier peuple de la terre.

» Je me hâte. Messieurs, de vous entretenir de celui que j'ai l'honneur de remplacer aujourd'hui. La religion a perdu dans M. l'abbé Sicard un défenseur éclairé, l'jiumanité un ami tendre et généreux, l'Académie un membre d'autant plus digne de ses regrets, qu'il s'étoit montré plus digne de son estime; le Roi et la patrie un Français fidèle et dévoué »

L'éloge de l'abbé Sicard amenoit celui de l'abbé de l'Epée, dont le premier n'a fait que suivre et per-

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leclionner la métliode. C'est l'abbé de l'Epée, dit l'orateur, qui l'a voit créée ; ou plutôt il n'est point donné à 1 homme d'être créateur : il polit, il façonne, il modifie ce qui est ; mais il ne crée pas plus les arts que Christophe Colomb ne créa l'Amérique. Nos créations ne sont que des découvertes.

M. d'Hermopolis rappela que les deux hommes aux- (juels on doit l'instruction des sourds-muets éloient membres de ce clergé, si mal apprécié par les uns, si calomnié par les autres, et cependant si digne d'estime pour les services qu'il a rendus aux sciences et aux lettres, comme à la religion et à l'Etat.

« Si tout ce qui lionore le sacerdoce doitui'êtie pavliculiè- 1 emcnt cher, je ne puis que me plaire, Messieurs, à remarquer ici que ces établissemens, si précieux pour l'humanité, entêté formes, perfectionnés, et sont encore dirigés par des membres de ce clergé de France, à qui notre patrie a dû tant de personnages illustres, des savans comme Mablllon, des philosophes comme Malebranche, des hommes de lettres comme Fénelon, des orateurs comme Bossuet, de ce clergé (jue l'équitable histoire vengera toujours des vaines attaques, en racontant les services immenses qu'il a rendus aux sciences, aux lettres, aux arts, à l'agriculture, au cojnmerce, à l'éducation publique, à la civilisation. »

Ce morceau fut suivi d un autre non moins heureux sur Louis XIV, sur l'esprit et la gloire de ce règne, où la religion oblenoit la place qu'elle devoit avoir, soit dans le gouvernement de l'Etat, soit dans la croyance des particuliers. La statue de Louis-le-Grand venoit d'cire rétablie sur la place des Victoires^ M. Frayssinous, qui étoit allé l'admirer plusieurs fois, en avoit conservé une vive impression : elle se manifesta par un mou-

vement plein de feu à la fin de son discours. Tout ce morceau sur le grand siècle et sur le grand roi doit cire cité.

« Il fut un temps, Messieuis, où l'on comprenoit mieux qu'aujouid'hui tout ce qu'd y a de force et de vie dans les sentimens religieux, tout ce qu'ils peuvent donner à l'ame d'énergie et d'élévation, et répandre d'intérêt et de charmes dans les productions de l'espiit. On l'a dit avec raison, les grandes pensées viennent du cœur; or, comment germeroient-elles dans un cœur desséché par l'athéisme? Avec de l'esprit et des efforts, l'homme peut bien tailler, polir, façonner la statue sur la terre ; mais c'est du ciel que doit descendre le feu divin qui seul peut lui donner la vie. On sait bien que cette alliance du génie et de la religion fut le caractère du plus bel âge de la littérature française, des écrivains classiques qui ont illustré le règne de Louis XIY, ce prince dont la gloire brille davantage par les efforts mêmes que l'on a faits pour l'obscurcir.

» Grand Roi, qui as mérité de donner ton nom à ton siècle, je me sens pressé de t'offrir un hommage solennel dans ce sanctuaire des lettres dont tu fus le protecteur non moins éclairé que généreux. Pourquoi faut-il que ton nom ait encore des ennemis? Quelques erreurs de politiqtie, quelques écarts d'ambition, des fautes c]ue tu as eu le noble courage de te reprocher toi-même , tout cela ne doit-il pas s'effacer devant cinquante ans de gloire et de prospérité? N'est-ce pas toi qui as su perfectionner nos lois par des ordonnances dont on admire encore la sagesse; ajouter pour toujours six provinces à ton royaume; préparer à la valeur indigente ou mutilée dans les combats un asile qui n'avoit pas eu de modèle dans l'anticjuité, monument le plus national dont il soit parlé dans l'histoire d'aucun peuple; honorer ta vieillesse par la magnanimité dans la disgrâce; donner à tous les talens le plus brillant essor; élever enfin la France à une espèce de

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supiéuiatle morale et littéraire qui se fait sentit encore? Voilà tes titres à l'admiration des siècles. Ah I dans nos jours de délire, on a bien pu les méconnoître, profaner ta cendre, insulter à ta mémoire; mais tu es resté vainqueur de ces outrages impies. Par les soins d'un monarque issu de ton sang, et digne de toi, ton image auguste reparoît dans les mêmes lieux où elle avoit été si indignement abattue. Salut, ô grand Roi ! J'aime à te voir maîtrisant d'une main un coursier fougueux et rebelle, tenant dans l'autre ce sceptre qu'elle est si digne de porter, et te présentant au peuple français avec ce front majestueux qui semble commander encore le respect, l'amour et la fidélité. »

Le comte Bigot de Préameneu, qui avoit été, après M. Portails, ministre des cultes sous l'Empire, répondit à ce discours, qu'on avoit trouvé, dans son ensemble comme dans ses détails , digne de la sagesse et de la mesure, du talent et du caractère d'un prélat si cher à la religion et à la saine littérature.

<< Vous avez su, Monsieur, dit le comte de Préameneu, mettre en usage une sorte de genre mixte, dans lequel le même discours présente successivement la dialectique propre aux conférences et le style le plus élevé. Lorsque d'abord les faits sont discutés, lorsque les objections et les réponses sont développées, c'est avec simplicité, avec clarté, avec méthode ; les faits sont approfondis, les principes démontrés. Mais, quand il ne peut plus y avoir de doute sur la conviction, quand l'orateur reconnoît que ceux qui l'écoulent, cédant à leur conscience, rendent hommage à la vérité, il s'empresse de leur montrer cette vérité sainte avec sesornemens; il en célèbre le triomphe avec tous les charmes de l'éloquence; et l'auditeur, qui n'étoit venu que pour juger froidement le mérite d'une discussion, reçoit toutes les impressions par lesquelles le cœur est ému , entraîné, rempli d'un amour,

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désonnais inviolable, pour des vérités et des devoirs jusqu'alors méconnus. »

La manière vive et animée dont l'évéque d'Hermopolis prononça son discours charma l'auditoire, et attira à l'orateur des applaudissemens multipliés. Louis XVIII en fut informé, et témoigna à son premier aumônier le désir qu'il auroit eu d'être présent à la séance. « Je sais bien, reprit-il, qu'on me dira : Vous pourrez le lire; mais on pourroit ajouter : Que seroit-ce, si vous l'eussiez entendu ? » Le roi des beaux esprits de France, sensible au compliment de l'académicien, ne pouvoit y répondre avec plus de grâce.

On ne s'attendoit pas à ce que la presse libérale donnât des éloges à un prélat, défenseur de la religion, dévoué à la monarchie, et qui travailloit dans un poste élevé, comme il avoit travaillé naguère par ses discours , à former des chrétiens et des sujets fidèles. L'évéque d'Hermopolis, à tous ces titres, devoit déplaire au parti dont le Constitutionnel étoit l'organe. Ce journal travestit les paroles de M. Frayssinous dans une analyse aussi fausse que maligne : mais le discours fut imprimé, et l'injustice d'une critique partiale parut aux yeux de tous les lecteurs, qui ne rendirent pas moins hommage à la sagesse et à la mesure du nouvel académicien, qu'à l'éclat de son talent et de son style.

Un mot de madame T. que cette dame regrettoit donna lieu à la lettre suivante, du 10 novembre. Comme, en consultant M. d'Hermopolis, elle avoit cité M. de Lamartine, le prélat en parle à cette occasion :

» J'avois oublié, Madame, votre innocente calomnie; mais je dois me réjouir de vos scrupules de conscience, puisqu'ils m'ont valu une jolie lettre.

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» Le christianisme est par excellence la religion du cœiiv: c'est la vôtre.

» Sortez de ce poit salutaire, et vous voilà dans la région des tempêtes.

» M. de Lamartine est un jeune homme animé de ce beau l'eu qui fait les poètes; mais enfin ce n'est pas une autorité

M Foi qui fixe, espérance qui console, charité qui vivifie, voilà le vrai, le bon et le beau.

» Tenez- vous - en là; croyez - en à mes cheveux blancs. »

Au mois de décembre, M. Frayssinous eut h répondre a une autre lettre.

La maison d'Jssy, aujourd hui propriété du séminaire de Salnl-Sulpice, avoit appartenu à Marguerite de Valois ; et depuis cette princesse un billard, immobilisé en quelque sorte avec la maison, décoroit une des salles du rezde-chaussée. Les élèves du séminaire lui demandoient, tous les jours de promenade, une agréable distraclion. Mais ce billard, à force de se prêter à leurs jeux, avoit reçu de nombreuses blessures, et il méritoit les invalides. M. Dupanloup, alors élève en théologie, et qui remplissoit les fonctions de grand-maître des jeux au séminaire, se constitua son interprète; et, dans une requête en vers latins adressée au grand-maître de l'Université, il sollicita pour lui un successeur de la libéralité du prélat.

M. Frayssinous, auquel on ne rappeloit jamais en vain l'heureux temps qu'il avoit passé à Saint-Sulpice, écrivit à M. Dupanloup :

« Je réponds en vilaine prose à vos jolis vers. Je donnerai bien volontiers un successeur à votre billard plus que

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centenaire. Adieu, mon cher abbé : priez pour ceux qui ont moins que vous le temps de prier. >«

Un billard fut, en efifet, transporté à Issy \ et M. d'Herraopolis voulut, un jour de promenade, y lutter d'adresse avec les jeunes lévites, dont il avoit, avec tant de ffrâce, réalisé les vœux.

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