‹ Vie de M. Frayssinous, évêque d'HermopolisChapitre 69 sur 75 · HENRI · texte numérisé non relu

HENRI

[l84o] LIVRE III. CHAPITRE XXV. 887

A Saiut-Genlez, M. Frayssinous denieiua crabord chez son frère Ayiuard, et sa sanlé y fut très-bonne pendant près de quatre mois. Mais, le 8 décembre 1840, le froid, qui éloit assez rigoureux, vint l'altérer de nouveau. Pendant la messe, qu'il entendoit tous les jours, une attaque d'apoplexie surprit encore le prélat. Il se trouva cependant assez bien, au mois de janvier suivant, pour aller occuper une habitation commode et saine qui lui avoit été préparée dans le quartier le plus agréable de Saint-Geniez. Là, il se rétablit autant qu'on pouvoit l'espérer, après ces atteintes successives d'un mal qui pardonne rarement. Sa langue étoit plus embarrassée, et la peine qu'il éprouvoit à se faire entendre ne lui permettoit guère de soutenir une conversation. Quelquefois il ne répondoit que par ces mots : «Vous voyez bien que je ne puis pas parler. »

Quelqu'un disant devant un de nos plus illustres pontifes quel étoit l'état de santé de M. d'Hermopolis, ajouta : « Voilà la gloire du monde ! après avoir rempli un rôle si brillant, M. Frayssinous se survit à lui-même. Que restera-t-il de tant de grandeur .^^ — Un ouvrage immortel,, répondit le judicieux prélat, l'influence du bien qu'il a opéré comme orateur et comme ministre 5 et nous, quand nous mourrons, pour la postérité nous mourrons tout entiers. A peine aura-t-on remarqué la trace de notre passage sur la terre. »

838 VIL DL M. FRAYSSINOUS. |l84ol

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