I . • 11 croit appelé
suggérer une dernière résolution , « ne halancea saccrdo- » plus à vous décider sur le sort de voire enfant: ce, etveutle » le sacerdoce est l'état auquel le destine celui ^^^f'^f » qiii vous 1 a donne j et je prends sur moi tous le* v M risques de sa vocation. Oui, Dieu Fa choisi pouc » le saint ministère, et il veut s'en servir pour le w bien de son Eglise. Loin donc que vous deviea • / ' » craindre pour lui, bénissez plutôt le Seigneur, » et ré jouissez- vous de ce qu'il daigne l'appeloiT M dans son sanctuaire ». Jamais réponse ne futi reçue avec plus de joie ; la pieuse mère en ren«^ dit grâces à Dieu, et au saint évéque qui vcnoit do lui parler en son BOin»
8 VIE DE M. OLIEIL. '
L'iiommi de Diea ne borna point à ses conseilsla tendre sollicitude qu'O partaçeoît avec la mère
sur la vocation de renfant : il témoigna un grand désir de travailler de ses propres mains à la cultore d'une plante cpii d^jà commençoit à ré^ pândre une si bonne odeur, et qui dev<nl la porter un jour dans toute Té^^dise de France. Son desseia étoit de l'avoir au^és de lui, comme autrefois le grand prêtre d^sitaire de la jeunesse de Sa« 3aiinel, pour le former aux vertus cbrâiiennes, et en lui eotnmunîquant l'esprit de sagesse dont il ëtoit rempli, développer les heureuses dispositions qu'il avoit remarqué, dansson cosur; mais lft> xnort du saint ëvéque, qui arriva peu de temps après, fit succéder les regrets les plus amers aux consolations que madame Oiier venoit de ressen-^ tir. La seule qu'il lui fut jiermis de goûter, avant d*étre privée entièrement de l'espérance de voir^ son fils ci^pitre en âge et en grâce sous les jeux du. saint y ce fut de le lui présenter encore dans sa* derBtère maladie, en le priant de hii donner sa bénédiction. Un cœur aussi tendre et aussi charitable que celui de saint François de Sales, pouYoit-il ne pas se dilater en ce momcM pou^. eet enfant qu'il venoit d'adopter pai iMM^^yiw^rtô d'inspiration de l'esprit de Dieu, et pour qui il avoit les entrailles d'un père ? Qu'on se figure Isaac bénissant iMà^^0ir4ciÊàe l'affection àreù m m hhté- laquelle ce grand fsaaîiÉcite -^embrassa le fib de la promesse^ c'est l'image de l'effusion de tendresse avec laquelle le saint évéque étendit lesbras sur le jeuBe Olier, pour le bénir* avec le signe du salut ^ et le serra sur son* sein ^ cqmmé
II lui tlon-
LIVÎIE I. ' g
pour faire passer en lui le trésor de grâces dont il étoit près d'aller recueillir les fruits dans le ciel. Nous verrons dans la suite de cet ouvrage quels furent ceux de la bénédiction du saint ëvéque. C'est une faveur bien digne de remarque, d'avoir été mis dès Tâge de quatorze ans entre les bras d'un saint, et d'avoir rendu le dernier soupir entre les mains d'un autre saint, • comme ân le verra au sixième livre.
• Ce qu'on admira pendant le séjour qu'il fit à Lyon, ce fut, en premier lieu, l'assiduité avec la-' quelle on le vit toujours recourir à la sainte Vierge , dès qu'il avoit quelque chose de considérable à entreprendre , ou quelque grande ficulté à vaincre , et implorer son assistance par^ de fréquentes répétitions de la Salutation angé- • lique : en second lieu , les peines qu'il éprouvoit • dès qu'il s'étoit rendu coupable de la plus petite • infidélité /car il n'avoit pas plutôt commis la faute , que tout -à-coup un nuage épais obscurcissoit son esprit, jusqu'à le rendre incapable de la moindre application. Sa conscience éprouvoit alors un trouble qu'il ne ponvoit calmer qu'eu* allant se purifier dans le sacrement de pénitence. ■• A peine avoit-il usé de ce remède , que sa première liberté d'esprit lui étoit rendue, et qu'il jouissoit comme auparavant d'une profonde paix; c'est encore d'après son propre témoignage que nous ajoutons ce trait de la conduite du Seigneur • sur sa jeunesse ; trait qui fait voir que la divine Providence veilloit tellement sur tous ses pas, , qu'il lui étoit comme impossible de contracter rUabitude du vice«
10 VIEDEM.OLIER.
II échappe
Maia ^ JL^^ÛGA die Dku puxû&soit en Iiû ai
h rm mià fi^'vèremeotlea plna petkes^&ates , sa bonté n'é- <knger«, pas.xiioui8 attcntiTe a récompenser ses ver-
tus. On peut en juger par la protection singulière. ^iiUUi elle le favorisa dans un d«s.pkia* grands da»* ({u'il ait. jamais courus pour sa Wa» S^étanti trouvé un jour, à Tâge de quinze ans^ dans la n^QSsité de traverser un Idras. de rivière à la ï^gf^ il aperçut qudqn«a pmcmnes; sur le iri|iragee aià spoment dy abovd^r. K'osant paroUre devant elles dans un état qui eut blessé son extrême pudeur^, il aima mieux, retourner à Tau ire bocd sana prendre baleine^ et au risque d'épuiser ses Mlksy que de donner tien- aiu moindre scandale; niais n'e'tant encore qu*à moitié cbemin , il se sent incapable de nager j usqu'au bout t sar perte, ëloifc iufiiiHible, si la maîtt de Dieu, ^ui Touloilr alors récompenser sa parfaite pureté, n'étoit venue à son secours , en lui faisant rencontrer une piffiHrfTéii 'hmi enfoncée dans le sable: et cacbao. daiis Peau,^ a l'aide^ de laquelle s'étant arrêté ponè respirer un peu, il reprit asses de vigueur pont sortir entièrement du péril, vm. ^ Jkpti» avoir udievé à- Lyon seft.bumanites ^ J^L ll&itàPa- revint Paris p<$ur y faine aon cours de.pbfloso^
ris son cours i* a < / j* ^ ' ..^911
de pliUo«o- P"^^* succès repondirent aux espérances qnii phie et de oyoît dounéeft dans ses, premières études. U eut théolosit. pour profawnir un des plus babiks maîtres qui enseignassent aloirs dan» lUnivernle de Puia (0.
L'assiduité au travail, soutenue par l'émulatian que donne la solide piété> ût ealui ce qu'eller
(') M. Padet, professeur au collège d'IIarcourt, le mi'irte sous le- <I««l étudia le aulébre AUln de âoimUiihac, évé(|ue de CaUors. •