‹ Vie de M. Olier, curé de S. Sulpice, à ParisChapitre 11 sur 205 · LIVRE ï, If · texte numérisé non relu

LIVRE ï, If

« toujours àuà» les élèves qui enerceat Imvik

que pour servir Dieu et son église , en faisaBli les œuvres de la cliarilé qui éditie; c'est-à-dire^ qu!«Ue le^^oirtif de la foi^le^ elqi^'Use distin^'usi .MtceiQiw «ea^ndisciples par Itk «jM^cès l^s pluA hrillans. A la fin de son cours, il soutint un acte pviiljiUQea UUn et evfgf^Q SM^.tQiit^c la pliiiosopiiiQ^ qni liji mémUi^ iq^pWidissiçiiiQais.; Tr4$-r

versé «dlBf la hngue grecque, il eB^nlînird^ grands avanlai^es pour rinlelligence des divines» j^critures etdjes.«y|iqj^.£àfes ; etudi^.^i^ loin dq ra<%

déSorbeone, comme il arrive trop souvent, a€(

lit au contraire qu'aliuiuer de plus en plus le zèlo do la perfection 4aja^r^|(^»<3^iytr sJ^i^^ Wè de 1% licmce qu'il se fi^ofosQit

point été poHr lui ce qu'elle est pour tant d'àatres y

l'écueil de la pieté el la perte de Tcsprit intérieur, Ç(B i»Xs]fffnf s!y.di^o««r., qW^^mX suivi pendant

plus Iiabiks docleurs, il soutint 4'acte de tenta*

live et prit le degré de bachelier - niais Dieu en ix.

disposa autr^fl^-p^jj^ /ijeççj^^ H^reçoii

A dix-huit ans il a^oinété non^Bié à Fabbaye de Pébrac , située au diocèse, (le ^aintrCJ/Qur ; c'étoit ji^,ij[ia6; et daus la même année il atWt éiét:ék»>

ploi du temps qu'il avoit encore à parcourir avant de recevon" la prêtrise. Naissa n ^ r^Ur tatign^ qualités de rcspril «it du ^ili,^^|piitt w ltti^]ipi^iifQil,4t,eitfiMit:i^ de grande espë-

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rance; et la haute conside'ration dont jouîssoît sa famille lui permeltoit de pre'tendre aux premières dignités de FEglise. C'étoit' aussi la perspective qu'on lui motloit souvent devant les yeux; et la pie'té dont ses parens faisoient profession , n'étoit' point assez pure pour écarter tout ce qui pouvoit jeter dans son cœur des semences d'ambition ' et de cupidité. On lui parlcft tantôt de se produire à la Cour, et de se mettre sur les rangs ' pour parvenir ; tantôt des démarches qu'on faisait,' ■ et de celles qu'il devoit faire lui-même pour seconder les vues qu'avoient sur lui les personnes ' puissantes. On vouloit qu'il ne négligeât point les occasions de paroitre dans le monde: qu'il fré-*

Dangers ai * • •»

pour son quentat les grands ; qu'il exerçât dans le^ chaires (\& ' ealut. Paris son talent déjà connu pour la prédication. Ott ' s'appliquoit , en un mot^ aie former selon l'esprit du siècle, plutôt que selon l'esprit de Jésus-Christ.^ Combien d'autres fussent tombés dans le piège! * Mais la même main qui l'avoit conduit jusque là dan^ies voies droites de la justice, l'en préserva^ et' • la voix secrète qui l'avoit instruit tant de fois sur la nécessité de fuir les occasions du péché , ne lui' * manqua pas dans le besoin. Il avoit déjà un grand train j il jouissoit de toute la considération, et goûtoit tous les agrémens de la société auxquels pouvoit prendre part un jeune homme de son rang. 11 commençoit même à donner dans les embûches que le démon et le monde tendoient à sa vertu, lorsque Dieu lui inspira des pensées bien différentes de celles qui dirigeoient ses amis et ses proches. • ^ -

. Pour se mettre plus sûrement à l'abri des dan-

11 fait le *- . ,

Gaogle

gcrs qui se multiplioient autour de lui, il. conçut voyage a lu- Je projet de iaire le vojage^dltalie. Comme il an ^fit la proposition à son père, sans lui en décoi:^ vrir le véritable motii', et qu'il n'y avoit rien ea ^apparence, dans le projet, que de conibrme à ce .4{ni se jpratiquoit ordinairement par les jemiea \gens de sa condition, il obtint sans peine le consentement qu'il désiroit. Le prétexte de son, voyage étoit le désir d'apprendre la langue héf braïque ; mais son véritable dessein étoit de s^ioi- ^ gner du monde, et de se perfectionner dans la ^science du salut. ^ - . •

^ Il partit doi^i^e Paris, et arriva li|areuflemcnt ^Jil^Uil. La vue de la capitale dn monde cfaré* tien fit sur son esprit et sur son cœur les plus vives impressions. Son premier soin fut d'y sar tisfaire sa piété , en visitant la fameuse basUi^e ou reposent les cendres des saints apAlres^ qui ont rendu la seconde Rome si supérieure à la .première , et les autrg^ temple où Ton possède les reliques des saints martyrs. Rendu àijûrméme., ii ne pensa ni à se procurer des connoissances et des protections parmi les grands , ni à fréquenter ,les savans et les curieux , que le goût des aj^yj attire de toutes les parties de TEurope, m a 9é .rendre habile dans^ la recherche des monumenit célèbres de l'antiquité, qui y abondent plus que dans aucune autre ville de l'univers. La vanité ji'entra pour rien dans les occupations qu'il si^^tçit prescrites, ni dans les démarches qui part»gcoient son temps. 11 se répandoit fort peu au dehors^ et ne se déla^it de, son travail qu^

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eou^^ersant avee Dieu.au pied de son crucifix^ ou n^ec lés saints snr leilTs tombeaux f car la con-* templàtibti oommenca dès-lors à lui devenir fa*miliére. Lorsqu'on parloit de lui au seîn de sa famille ^ on se le fi^uroit entretenant dans Rome im commerce de littérature avec les plus habiles maîtres dans les hautes sciences, ou formant des liaisons avec tout ce qu'il pouvoit y rencon** fra* d'hommes d'esj»rit ou de qualité; mais m ptes grattde ambition étoit de se ùm des amis dans le ciel, et sa passion de marcher sur les traces des saints. 11 vivoit donc plus -avec Dieu et 1968 pien( serviteulrs ^'avec les hommi^ dusiècle. *

Ce ^rand Maître, pour qui il avoit sacrifie ^cnéreusement tout ce qui pouVoit rehausser sa fortune^ et i|ui fidsoit les diÂices de son cœur, le trouvant digne d'être tràît* coiçme'eet» qu'il 'Xn. aime , Fe'prouva par un afibiblisscment des yeux, aJ^ de "7 craindre de perdre entièrement l'usage

dnU^' de la vUe.* Il Sut mettre à profit oettê croix , d'autant plus difficile à porter, qu'elle Pobligea de renoncer aux études qu il avoit entreprises , la seule cônsolatiôn qui lui restât dans sa Tie de IPetraite , après ses exercices spirkneb. * H oônsului les médecins^ qui ne négligèrent rien pour le rétablir ; mais toutes les ressources de leur art furent tentées inutilement. Dieu lui en réservoit une plus . efficaée dansla protectibù de la.trés-sainte Vierge. Il fit vœu d'entreprendre le voyage de Lorette, lieu célèbre dans tout le monde chrétien , soit par

les ntiiiicks sans tiomhre qui s'y sont opérés jus-»

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