LIVRE I. l
tpi'à tse jour par rinterccssion de la Mère de Dieu^ soit par le (xmooors des fidèles qui Tont réda*
mer son pouvoir auprès de son Fils (0.
(0 On sera bien aise de Irouver ici tm précis de l'histoire de la translation de la sainte maison de Lorette. Ce fut sous le poniificat de Célestin V, que la petite maison ovi s'est opéré, dans le sein de Marie, le mystère du Verbe incarné, après avoir été transportée, par les anges, de Nazareth en Daltnatie, fut transférée dans um terre de la Hardie «TAnctee , qui «ppartenoit k uùe dame aomiiié* .Lorotie. Ce pranier suniele fateuni d*uiie infinité d'autres prodiges qui OUI détemiii^ les souverains pontifes à établir, en mémgAm de la translation de la maison de la sainte Vierge , une ISIte partie»* liére.
On lit dans le Martyrologe romaki , au'io décembre , ces paroles {• Itaureti in Piceno , Translatio sacrœ domûs Dei Genàricis àfarùtf in qud Verbum caro factum est. Elles y ont été insérées par un décnret delà congrégation des Rits , du 3 1 août 1669. Avant cette époque, par un induit de la même congrégation , du 39 novembre i633 , on faisoit l'ollice de cette translation dans toute la Marche d'Anc^^uc; mais on n'en avoît point encore proposé la légende, qui ne fut ajoutée & la sixième leçon que sous le pontificat dlunoccnt XII , en ces termes : u Ipsins autem Virginis natalis dbmus, divinis mjstsfna » consecrata , ab Infidelium potestate in Dalmattam priàs'» deinde » in agrum Lauretanum Kcenso provînci» translata luit , sedentè * » sancto Codestino Y \ tandemqoe ipsam esse in quà Verbum caro jtjuctunt est, et fuAituyit in nobi» , tnm poatificiis diplomatibus él 3» ceh lierrimâ t(4|^s orbis veneratione, tmn continua miraculortun }( virtute et cœlestium beneficiorum gratiâ comprobatur. Quibus ># permotus Tnnocentius XII, qu6 ferventiùs erga Matris amph's«imaB ij cultum fidrliuru memoiia excitaretur, ejusdem sanctœ domua » translalionem anniversariâ soli-mnitate in tota Piceni proviucià a» veneratam, misst et olEcio proprio celcbrari praecepit m.
Cette addition ne fiifcfiulle qu'après rexameu le plus sévère, dans la ooi^régatton des Rits, en 1719. Là f&te lîit établie dans toute la Toscane, puis successivement, par Fautoiité de Benoit Xni, dans tont rStat de ^ome » dans toute la république de Yenise , et enfin dans tout le royaume d^Espagne et les Etats catliclîques quien dépendent.
Benc^t XIV ( De festis B,Mariœ Virg. cap. xti. Defesto Tnmê' tationis sanctcs domûs Lauretanœ) fait voir que la vérité de cet|e. •
histoire ^st appuyée sur les fondcmens les plus *solides, et proUTO •
invinciblement qu'oA ne peut ÀA céTo^uu ca doute. Iiss preûvet priacijialei sont :
l6 Vlfi4>E H. OLtER.
L*esperance qui conduisit Oluir dans la sainte chapelle où, selon une tradition incontestable, 3'est opéré le mystère du Verbe incarné^ ne fut point confondue. Ce fut au mois de mai qu'il se * mit en route - c'est-à-dire, au fort des chaleurs du pays. Tout accoutume qu'il étoit à faire ses voyages en voiture, il eut le courage dlmiter^ en celui-ci; les disciples du Sauveur , qui voyageoient
i.« Leg oonstîtotions de VmA II, de Léon X, de Paul III , de ?aiilIVetdeSùt»y. '
9.* Les mincleepiesqnettiit nombre qal le ioat opérés etsV pérent encore tons les jours danA la sainte cbapelle de Loretie. ^ ft De miracalis autem qu»quottdlè In sacra âfà domo contîn^jimt, » probantque locum illum eumdem. eue in qoo ineffahile Inoama'» » Uonifl Verbi uysteriam implelum est, ea sunt prope innumera» » ibiqoe continué succedeutia , atx|ne ita nota ni de lis dicere bo« > mînîs sit abaientù otio sue »• Jbid. n. a.
3.0 Let«'moignagedes écrivains les pins recofnmandables , comme tîanisius,Baronius , Rainaldns, Tursellinus, Turrianus, Benzonius, Angelita, t:lc. . et surtout Maitorcllus, qui rapporte dans son Thew trum sanctœ domûs Lauretanœ , les paroles des témoins qui , dans im examen solennel, attestent tenir de leurs ancêtres, qu ils avoient Vu de leurs propres yeux la sainlte mAison portée dans les airs, et venir se placer an lien où on la toit actnellenient.
4*^ Le rapport des trds eounuinaires enfoyé:^ ^r déneat VII , • pour comparer les dimensions de la sainte maisdPde Lorçftte a?eo cette des liens o& ette étoit située anparavant, soit en Dalmatie^soit en Galilée, et qui se trouvent par^iitemeut cottlbrmei»
Benoit XTY, après avoir cité et adopté ces antnxilés diUiSrenies , àjottte: « Sed teûiperare nobis ipst non possanna, qutn nonnibil j> dînaraus de eo quod quidam, ut cruditi acrîsqne inqenii sibi f;î- » mam parent, semilîauti ore mussitant, sapienlioi ihus magnique 31 nominis criticis bujus nonprobari vcrilatem liisioria; ». Il oppose aces faux critiques, Bollandus , Papebrock son conlinuateur, le P. Alexandre , Théopliile Kaynaud , Baillet lui-même , le P. Honoré de8atnle*ll8rie, Graveson , Guido-Grandus , Calmet , Muratori, etc. qni tons admettent comme incontestable la vérité de cette bisloire.
Cestsor le modèle de la teinte maison de Lorette^renfiBnnée dans la magnifique ég|||e dn même nom, qn^ été construite la diapello dite de Lorette, qu on voit à Issy , daâs \fL fMfaBI de CamJ^gne dtt séminaire de âainfr3ulpice de paris.
toujours