LIVRE TI
du mémé âge qui parlent le lartîi[a«;e de la per^ faction et de la haute spiritualité. On goùtoit alors \es maximes de la vie mystique , parce qu'on y étoit versé, et que la France avoit de grande maîtres dans cette science, qui là Science de* saints, comme la fausse mysticité le langag(^ inintelligible des visionnaires et des illuminés. Mainteïmnt que la philosophie, tant de Vois réprouvée par Jésus-Ghrist et àes apôtres, comiïi6 nn vent b'rùlànt,û desséché les sources de î'où et ion riivine, que respireht les atit^eurs ascétiques dit dernier siècle, faut-il s'etonncr tiu'on tbnnoisse ' h peine des li^^^ù^ «toiù l'e monde, iî y a cent ôns, avoit'erftfc les ïhains? --^'-j' - - v - M. Olier avoit le don d'écrik^e avec une facilité et une ra^p-idilé exlraordinkire , tomme de t'en-/ dre ses pensées avec ùhé grande clarté , et dô «oulenir très-long^temps, sans on êti^ itrcotnmodé, le travail de lâ tbtripbsition. On la \ii ibuvieiit écrire à genoux dursM icinq oh six heures ae s^i^fe.^•Il éirrivoit poùr rbrdinî^îte après Éoti, oraison dii matin, parce ^\\>é VîMlmt alors que Dieu lë favorisdit davantage de* lurilières dé son Saint-Esprit. Souvent atassihbthe Seighéui-îîé'ddniitouniqubit a lui ^^ec tant d'abôndance péttdant la nuit, qu'après s'être fait apjîorter de la lumière , il éctâvoit jusqu'à sept ou huit heures da iftatki. ••• • . ,
; Outré lés ohHT^^e^ itîi{)i^àîi'és qdî sont sortît dé sès biains, il a écrit hs pri'ncijiàu.t traits de s^ vie , et les favctn-S particulières qu'il â teÇùes dé Dieu en différens temps. Ce fat poiit* bhéiv à soii confesseur , le P. BataUk , reUgieuic de l'abbayé
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Saint - Germain , qu'il entreprit ce travail, A mesure qu'il avoit achevé un caliier, il le niettoit entre les mains de ce safje directeur. Celuici, dont la luémoire est en bénédiction dans la congrégation de Saint-Maur , dont il éloit membre, après la mort de son pénitent, les remit tous écrits de la main du serviteur de Dieu , à M. de iBretonvi!litTs, au nombre de quatre-vingts. On en a pc'rdu une grande partie. Voici ce qu'on y lit dès les premières pages. « Avant de racon- » ter les dons et les miséricordes du Seigneur » sur moi, je veux dire ici ce que je voudrois )) publier partout : c'est que notre Seigneur me » laisant lire dernièrement saint Augustin avec » goût et profit, il me montroit l'avantage du p don de Técrilure sur celui de la parole. Celui^^ » ci passe avec la vie; combien d'excellentes in- >) slruclions prononcées par ce grand docteur, » dont il ne reste plus rien ou presque rien dans }) l'Eglise! au lieu que, par les ouvrages qu'il a » écrits, il instruira l'Eglise jusqu'à la fin des )) siècles. Je ne pensois point à laisser, rien par » écrit , et ce n'est que depuis ce moment que )) j'en ai reçu le commandement ».
Jaiuais il ne composoit sans adorer Dieu comme la lumière universelle qui se répand sur son Fils, et par son Fils sur les anges et, sur les saints. Pénélré de reconnoissance pour un. don aussi précieux que la communication de cette lumière, il s'anéantissoit devant notre Seigneur, s'eslimant indigne d'être éclairé d'en haut, après avoir lait un si mauvais usage des lumières de la loi. U j^e se regardoit que comme un misérable pécheur,