VnS DE M. OMEB
robéissânçe Ane i ceflte suinte épouM du Sait«» venr; et il «^appliqua ^ufiotit lui* finre coiit-*
prendre qu'on nV'loil plus dans la voie du salut ^ quoiqu'on demeurât e^tëfieuremetit au milieu d'elle, et avec ses Writables en&ns, dés qh^oû refusoit d'adhët*er cl'eÉprit et de crtur à ses jugemens; celui-là ne pouvant avoir Dieu pour père, f ni ne vouloit pas reconnoitré l'Eglise pou]^ $tt ibère.
Il demanda un jour au P. Innocent de Catagironne , général des Capucins , qui est mort eâ odeur de sainteté, et de qui Voh rapporte plu« sieurs miraolés, ce qu'il peusoit des nMvettëé épinions. La réponse de ce saint relif^ieuî fut qu'il les regardoit comme une semence d'hérésies : 5eminariim rHuliarum hmresum. Trois nlotfe qu'il l^péta sonVenît depuis, eomme Wrtis '«Ciine hcttk^ che qu'il regardoit presque comuic inspirée, et qui augmentèrent l'horreur qu'il avoit toujours eue de l'hérésie du temps. Cette horteùi* ét(^ A ttnlty qn^il ne put s'endpédiér de ki témOi^er à là Reine mère, régente du royaume. Elle lui avoit envoyé de grandes aumônes pour ses pauvres, 11 usa de la confiance atec laquelle cette princessè l<d atoit" souvent peririis de lui parlèr Ou dé Ifti écrire | pour lui demander une seconde ^râce, après l'avoir rémerciée de la première. Le second article dè aa letti^, èù il^ s'ezpliqiuoit àlisâi âtec beau* lM>up d'ét( ndue sur les malheurs actuels de i'Eltal et de la religion en France , étoit conçu en ces termes : « J'ajoute, Madame > k oes reînerdmens, D une prière très-instante dé la paîit de toutes » les personnes qui soutiennent et fitYdrisent la
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^j^^' LIVRE VII, CHAP. I.
JRainte. doctrine de l'Eglise contre, les nouveau- » tés ; c'est de vouloir encore défendre que lo » P. *** monte au carême prochain dans la chaire » de Saint-Merry. La régence du Roi votre fils , » ne doit pas être moins vigoureuse à étouffer
. w le nouveau monstre qui menace le royaume , )) que les rois sos prédécesseurs ne l'ont été à le » délivrer des dernières hérésies. \%)tre conseil, » Madame , vous donnera les voies d'exécuter » une chose si importante. Un carême des pré- » dications de celui que je viens de nommer à » votre Majesté , détruiroit plus qu'on n'auroit » édifié dans toute unp année ».
- jVon content de faire hautement profession de la foi de l'Eglise , et d'en soutenir les intérêts avec un zèle que rien ne pouvoit intimider, M. Olier savoit faire toutes ses œuvres en esprit de foi. Tout ce qu'il entreprenoit , tout ce qui arrivoit dims le monde, tout ce qu'il voyoit ou entendoit l'élevoit à Dieu. S'il conversoit avec un grand , la pensée de la grandeur de Dieu le tenoit dan» un respect et une modestie qui iuspiroit une singulière vénération pour sa personne. S'il parloit à des personnes de qualité, imitant encore ici saint Vincent de Paul , son ami et son modèle, qui, dans la personne de madame de Gondi, avec qui il a voit traité si souvent, s'éloit accoutumé à considérer l'auguste Mère de Dieu; il se représentoit la très-sainte Vierge , la plus élevée en dignité de toutes les femmes, aussi vivement pour ainsi dire, que s'il Tavoit vue des yeui diicorps. S'il se soumettoit aux supérieurs, c'étolt à Dieu même qu'il se proposoit d'obéii^ S'il traitoic
avec le prochain, il considéroit Dieu Jcé^mÊl dans les araes, en qui il vouloit se préparer un. . trône. Si les inférieurs lui rendoient quelque service , il regardoit Dieu le secourant par les mains de ses serviteurs. Enfin toutes les créatures étoient pour lui comme autant de voix qui lui rappe- ^ * loient la divinité. Jamais il ne voyoit les beautés des campag#Bs , qu'il ne s'en servît pour élever son esprit à la pensée des beautés et des perfections infinies du Créateur de toutes choses. Lui parloit-on de grands édifices ; « Souvenons-nous , » disoit-il, de ce que la foi nous apprend, que » tous les palais de la terre seront un jour réduits » en poudre, et que nous n'avons point ici de de- » meure permanente; elle ne se trouve que dans » le ciel ». Mais ce qu'il avoit le plus à cœur, c'éloit de fermer les yeux a tout être sensible, pour contempler les choses célestes et invisibles. Une personne de qualité lui ayant demandé à . quoi il s'occupoit étant seul et infirme ; il répondit par cette parole d'un grand martyr (0 : Nihil horurn quœ videnlur desiderans. « Je ne désire » rien de ce qui frappe les yeux ». Il fit un voyage de plus de six cents lieues, sans vouloir considérer aucune des choses curieuses qui attirent ordinairement les regards des voyageurs. Pour accoutumer les ecclésiastiques qui se formoient dans sa compagnie, à sanctifier les actions les plus communes par quelque motif surnaturel, il leur faisoit souvent cette demande : Par quelle ' de foi foites^vous cela ?
Sa foi étoit si pure et si parfaite, qu'il n'a voit