LIVRE VII, CHÀP. II
alors qu'il espéroit le plus. Il disoit que Dieu pouvoit en un moment dissiper tous ces nuages, faire succéder le calme à la tempête, et changer tellement les cœurs, que nos plus grands perse'cuteurs devinssent nos meilleurs amis. 11 a toujours regardé cette confiance comme un des premiers dons de son Esprit, et des plus fermes appuis de sa compagnie. « Si je pouvôis, disoit-il à » ceux qui la composoient , vous laisser cette » vertu, en sorte que vous missiez toute votre » espérance en Dieu , oh! que je vous laisserois da » grâces et de trésors! Non, rien ne vous maa- » queroit, ni pour l'intérieur, ni pour l'extérieur; » ni pour le spirituel, ni pour le temporel. Nous » avons tout, si nous avons la confiance en Dieu. » Au contraire, à proportion du défaut de con- » fiance que Dieu verra en nous, il nous man- » quera dans le besoin, et nous retranchera son » secours ». •
Rien n'eût été plus facile à M. Olier , que d'engager des personnes riches à faire de grands dons à son séminaire j il se garda bien de recourir à de tels moyens. Il en étoit si éloigné, qu'un particulier qui possédoit de grands biens, étant venu de lui-même lui offrir pour sa communauté des fonds très-considérables, qu'il étoit résolu d'employer en bonnes œuvres, il lui conseilla de différer et d'attendre que Dieu eut manifesté davantage sa sainte volonté. Il ne se lassoit point de dire à ses ecclésiastiques , que souvent l'on travailloit trop pour enrichir les communautés, et trop peu pour les sanctifier; ajoutant qu'au lieu de les établir en prenant cette voie , on les ruinoit de fond en
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comble. « On veut de la terre, disoil-il, on vent » de i*or : hé bieii^ Dieu permet qu'on en trouve; D mm il retire son esprit, le plus ridie trÀor ]» dont nou8*paissîoii8 jouir dans ormonde. Quel* » quefois même il laisse tout périr; au lieu que » si Ton pensoit, lorsqu'on établit une maison, a j faire régner Jésus-Christ, on la Terroit pr6* » spérer^ parce que J&ns-Christ y établiroit tout » le reste >».