LIVRE VII, CBKP, IV
jours Taumône que sa charité lui faîsoît èn le nourrissant. « Cela est vrai, re'pondit-il^ mais » l'humiliation du Fils de Dieu me paroit beau- 1) coup plus grande, lorsque je le considère vivant » tous les jours dans la personne des pauvres, et » de'pendant ainsi des aumônes qu'on leur fait. » Tout lui ëtoit agréable dans la sainte Vierge, w Elle étoit incapable de lui refuser le lait ou le )) pain qui lui étoit nécessaire. Il savoit qu'elle » laimoit jusqu'à être prête de donner pour lui » tout son sang, et de perdre une infinité de vies, w si elle les avoit mes. Mais de s'abaisser devant » les hommes, qui très-souvent sont ses ennemis^ » jusqu'à leur demander une aumône qu'il sait » qu'on lui refusera 5 et de s'abaisser ainsi lorsqu'il w est assis à la droite de son Père, où il possédé, » avec tous ses biens, le pouvoir de créer mille M et mille mondes , pour récompenser ce qu'il » demande ; c'est une humilité si grande , une » charité si excessive, qu'il est difficile de pro- » noncer laquelle des deux excdle au-dessus de » l'autre. Il faut, ajouta-t-il, que notre Seigneur )) ait un grand désir de sauver les hommes, pour » que la soif de notre salut l'ait réduit à un si pro- M fond abaissement ».
On lui parloil une autre fois d'une personne qui jouissoit d'une très-grande fortune. 11 demanda si elle faisoit l'aumône. « Gela ne paroît pas , lui » répondit-on. Ah ! reprit-il, que cet homme est M pauvre et misérable avec tout son bien ! Qu'il » est à plaindre de posséder tant detrésors, puis« w qu'ils seront peut-être un jour le sujet de sa « condamuatioa ! A l'heure de la mort , comme il
n se trouvera du devant Jésus-Gfajift I Oh quéi » la paavveté de iaiol Marlm. Çoa wmufil^^ pi^ w lélmr ta féte) esl bien plut ^tMeoËé 4pa^ loiite » celle opulence l On ne dira pas du riche dont n voBS parlez^ sHl ne devient riche en charité^ ce » que l'Ëglise chante d<|mia.l>aliijiii iîiMNl:^» n rhonnenr de œ grand imilatenr' de la paliwrM » de Jésus- Ghri»t : Marlinus pauper et humilisf n cœlum dûms imgwmUtiU' , i^mnis eœlesùbus
M. Olier n etoit pas moins empressé h iéÊmer Taumône spirituelle que œlla du corps; et les gens les pins grossiers Aoient ce» qu'il rocher^ cboit ammt tons les antres ponr emeroer cette sorte de charité, la plus précieuse aux yeul du Soi^ gneur; parce qu'elle est la plus pore^ et celle dont il tire le plnafdeigbire. ic Les riekis et les geands^ ■à disoitrily^M manquent pas d'tnitrncti«in , maie » seulement de bonne volonté. Il y a presse pour )»cett|Ly4ap4i%qu'oo laisae là les pauvres »• U ajoa« Uktqmimm^^on couvre de l'apparence dn aèleice qns'd'est qu'amonr>propvo et orgueil tris** subtil; que les pauvres éloient pour l'ordinak'if bien mieux disposés que les autresaux unpressions de la grâce , mais qu'on les négUgeoii trop, parco que rien d'agréable à la natnre et an sens Ji-'atti» roit à eni) qu'on ne pouvoit au contraire y être porté qne par |b pur amouv, vevtn^ rare parmi les Imnimes»
« Celui, disoit-il même, qui no se- sent pai a attiré également à instruire les pauvres et les a riches, ni à quitter ceux-ci jpour aller au se^ )iconn d^ antces quand kur beioi» eii plu*