‹ Vie de M. Olier, curé de S. Sulpice, à ParisChapitre 138 sur 205 · aO VIE DE M. OLIER · texte numérisé non relu

aO VIE DE M. OLIER

D ni mes soins ^ ni ma santé ^ ni ma vie, à Texem* » pie de ' Jésas-Ghrist lui-même , qui Fa aimëe ^ » dit l'apôtre, jusqu'à se livrer pour elle à la }) mort (0 ». ■ ,

Se&dispositioiisà l'égard de l'Eglise, eu vertu du TGBU de servitude ipi'il avôit fiiit pour elle, comme pouT Jésus-Christ son époux, étoient respect et amour ; respect qu'il portoit à chacun de ses frères , de quelque condition. qu'il fût, comme à une image vivante de Dieu le Père, sanctifiée par la grâce, et vivifiée par l'esprit de Jésus-Christ, u II faut, dit-il, tenir pour certain que, dans » l'Eglise de Dien, et par conséque;it dans lef » fidèles») Jëstts-*Gbrist y habite par son esprit^ 1) ses f^races, ses dons , ses vertus. Tout ce qui est » de Jésus-Christ étani saint, grand, divin, mé- » nte notre vénération et nos hommages. Le: » devoir d'un chrétien envers toute l'Eglise et » chacun de ses membres , est donc un devoir de » cuite e(ii'i^^uneur. IL n'y a pas un membre dans nJ^Eglise, pas un fidèle, qui en cette quaUté n'ait V» été^fiùi enfant de Dieu, qui ne soit membre de » Jésus-Christ et rempli du Saint-Esprit; pas un n qui ne porte en soi le sceau de Jésus-Christ^ » qui n'ait imprimé, dana son ame la beauté du » Père éternel, puisqu'il a imprimé son image » en nous; image conforme à celle qu'il a imprimée .j/^^^fKlj^^n.Fihf parsa génération éternelle. Ainsi ») toute FEglise dans' ses membres, depuis la per- }) sonne du souverain pontife et des évêques qui

la gouvernent, jusqu's^u siniy^ fid^^ fi^fi^

f*) Christut 4iUxit EççUtwttf tt seiptum tradidit pro «A

LIVIIE TII, CHAP. T. ,

» un grand honneur et un grand respect. Celui » qui sait ce qu'il est en lui-même , et ce queFE- » glise est en Jesus-Christ, doit donc se tenir à » ses pieds , comme devant la plus puissante de» » reines et la plus élevée en gloire ». De ces principes, M. CWier en tiroit une conséquence dont il s'étoit fait une règle de conduite. C'étoit de ne recevoir Jamais de service de personne , que dans la nécessité , et de ne le recevoir jamais qu^avec peine et confusion , se jugeant plus obligé de servir les autres, que digne d'en être servi.

Au respect qu'il portoit à tous ses frères, se regardant comme leur serviteur, il joignoit en cette même qualité un amour et une charité sans bornes, a Le vœu de servitude , disoit-il , nous )) oblige à aimer tellement tous les membres de )x Jésus-Christ, que nous entrions dans tous leurs » intérêts, et que nous les préférions même aux . » nôtres. Le chrétien qui vit dans cet esprit , » ajoutoit-il, doit avoir une si grande charité pour » tous les fidèles , qu'il soit prêt à tout sacrifier » et à soufifrir tout pour leur salut. Si nous somme» » vraiment serviteurs de nos frères, comme saint M Paul se glorifioit d'être le serviteur des pre- » miers chrétiens (0^ nous ne leur parlerons ja- .)» mais qu'avec bonté et douceur; nous nous étu- » dierons à les contenter en tout; nous éviterons ' w avec grand soin de les contrister et de leur » donner la moindre peine ; nous les soulagerons w dans leurs besoins ; nous supporterons leurs >i infirmités ; nous les traiterons enfin comme un i) serviteur traite son maître ».

0) jyos auttm strros vestms. IJ. Cor. \y. S* :

VIE D£ M. OLIBU,

%iiiiwf%-in"iiT — i"t l'^'^i^'iTTU" nii»"! »^'r¥i"fciir»Tii">"imTi'""ir-y I H"iir * ^"Ti

Page 1