LIVRE I
rie. Ne pouvant sortir de cet auguste sanctuaire/" qui étoit pour lui un lieu de délices, il prolou-, gea ses colloques d'amour avec Jésus-Christ et sa sainte Mère jusqu'à la fin du jour , et il en remporta avec de nouvelles grâces la santé la plus parfaite. Le ministère du médecin , qui le visita guérif le lendemain , ne servit qu'à faire éclater davantage la merveille dont il étoit redevable à sa glorieuse protectrice; et l'on fut singulièrement ' étonné^ clans la ihaison où il avoit pris son logement, de l'entendre assurer que non-seulement il n'éprouvoit nul ressentiment de sa fièvre, mais que ses yeux étoient parfaitement guéris, en sorte ' que jamais ils n'avoient été plus sains. ^ Une protection si marquée ne fit qu'augmenter^ son attachement au culte delà sainte Vierge, e| le fortifier dans le dessein de rompre tout-à-fait'* avec le siècle. Dans le peu de jours qu'il passa encore à Lorette, son unique plaisir fut de se rendre assidu auprès de celle à qui il se crojoit rede- . yable, après Dieu, des grâces extraordinaires dont il venoit d'être favorisé. Il eût dé^ré pouvoir deirmeurer plus long-temps dans un lieu pour lequel il se senloit tant d'attrait : le souvenir du séjour ' qu'd y avoit fait, lui fut toujours d'autant plus cher, qu'il n'a jamais cessé de le regarder comme * l'époque de son entière conversion. Il retourna à Rome marchant encore à pied, s'occupant saris cesse, dans le chemin, des trésors spirituels qu'il remportoit avec lui, et trouvant son délassement a repasser dans son esprit les grandeurs de son auguste bienlkitnce. Il arriva saiiS nul accident, bien consolé du succès de sbu voyage^ mais, peu
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