XVI. de jours après, sa joie fut troublée par la nou
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Borne, où il 1 m' r • • « > •
apprend la d'autant plus afflige , que jamais pere n aima son mort de son £ls pj^s tendrement, et n'en fut plus tendrement aimé. Cette. croix servit à le purifier de plus en . .... plus, et à perfectionner en lui le détachement auquel il se sentoit plus porté que jamais.
Plein de la pensée de tout quitter pour suivre ^ Jésus - Christ, et s'ensevelir dans la retraite, à peine eut-il appris la perte qu'il venoit de faire , qu'il délibéra s'il retourneroit en France , ou s'il embrasseroit la vie religieuse dans quelque mo- . . ' . nastère d'Italie. Son dessein, en méditant ce der-^ . nier projet, étoit d'imiter plus parfaitement les
saints, qui , du moment où Dieu les avoit appelés à la perfection, s'étoient éloignés du lieu de leur j naissance, et avaient rompu tout commerce
avec la chair et le sang. Dans l'incertitude sur ce que le Seigneur demandoit de lui, et en at- • tendant une réponse intérieure qui le tirât de son irrésolution , il visita quelques-unes des maisons d'Italie , qui retraçoient encore la vie des anciens ^^^^ anachorètes. Les différentes chartreuses où il 11 balince passa , lui parurent avoir conservé toute la feront le choix ^g^jj. premiers disciples de saint Bruno, ce qui d'uacui. naître en lui des impressions et des désirs , f^u'il avoit peine à ne pas regarder comme de3 : marques de vocation à la vie du cloître. Son goût pour la contemplation , et la crainte de la : perdre dans le monde, le confirmoient tous les, ^ jours dans cette opinion. D'un autre côté , l'envia ; de servir l'Eglise renaissott trop souvent en lut j pour qu'il pût se déterminer avec prudence , san» ;
bigitizécfby Gôogle
4Kiiéibl.^n bahnçoit ainsi-eDtre Fétat religieux et l ia yie apostolique f mais le momeiM^ de (kire i^boix njéloi^ fêOképeove venu. ; «jfe - J • ;>
^i Ue jugeant ;f«g<{M iMea l# TO&l^ pIns xvni.
te]XifMr>eft>Ita]ie, il ne sougea plus qu'à en sortir Hfoinm .pour revenir en France ^mai^iJl^pe partit qu'après ^^^«^ iWMfli^fait sa. dévotion ^ par ^i^érens pëleriiM m9»ymiiiAmM9i é^im^'é» Rome^ .soit dans
celles des villes voisines. Pendant le voyage, il ne ^perdoit rien de l'esprit :ii^L^érieur qu'il avoit su :^oaserver JHS^ «oor
les beautés qu'ofikent à la voe .il^iltËs les Gimtrées de Tlulie pussent le distraire de
son oraison et ilç.jsoa tepugili?^
qu'à éter
jirer ses pensées vers sa véfitabk patrie; et à me^ sure qu'il approchoit de celle de la terre où ou * rattendoit ay fi%]pgj^jji^i^çç ^ U ,£QtrJ3poit les^ vœux
^|il^ Jbeaa.àgies^ jeux que toutes les vki^ïïieB d« . joionde.
De ^^If^lï^Pari*, il xés^0^^!ifk§mwfe Jésus-. iCbri^t ^^jjrrn iti^ip^ .jprnîl f et l^ secrète» H te donne inspirations qui >l#>|NÉ^SÊi^ ee qui •«•«îrioedf»
avoiL de Téclat, pour vivre dans l'humilité et J'j^bî^ptioa^ . luLiaisant regarder le service des pauvres comme ce qu'il poavoit entreprendre plus agréable an Seignejur, il eu fit son œuvre ^ de prédilection. Cette parole, de notre Seigneur ; Ces^pour évangjiUser les pampres que mon Pèr^ ifk^a aacof lui revenait soaveat à l'esprit. ILcrot y reconnoitre la voix de Dieu pour lui-même^ et
content d'être appelé à un ministère ou il n'y avoit rien à gagner pour cette vie, que des travaux, des humiliations et des rebuts , il s'y livra avec tout le zèle que peut inspirer la charité de
Jésus-Christ. ,
' On vit donc alors M. Olier éviter )a compagnie des grands, pour se confondre avec les gens du plus bas peuple : ceux qui étoient le plus mal vêtus, il les rocherchoit particulièrement, et les traitoit avec plus d'affection encore que tous les Autres ; son cœur s'épanouissoit au milieu d'eux , parce que sous les haillons- qui couvroient leur corps, sa foi lui découvroit la personne même de Jésus-Christ , pauvre et manquant de tout. Autant de fois qu'il en rencontroit, il les appeloit avec bonté , les conduisoit dans sa maison , les catéchisoit, leur faisoit des aumônes proportionnées à leurs besoins, et ne les renvoyoit qu'après les avoir comblés de caresses. On l'a vu souvent s'humilier profondément devant eux, leur baiser les pieds par respect, et coller ses lèvres sur des , ulcères , que d'autres auroient eu peine à regar-
der. C'est ainsi que la grâce triomphe, dans les * amcs crucifiées , des plus fortes répugnances de la * nature, et qu'elle leur fait trouver le plaisir le plus pur dans des actions que les hommes immortifiés ne peuvent se figurer sans une sorte de ^ frémissement et d'horreur. • ' •^•* * ^ < XX. M. Oiivr ne pou voit pratiquer long-temps une On censu- œuvre si opposée à la prudence du siècle , sans Iiuiie?^ éprouver des contradictions. Les premières lui vinrent de la part de ses proches ; quelques-uns ' ' regardoient sa conduite comme une singularité