‹ Vie de M. Olier, curé de S. Sulpice, à ParisChapitre 142 sur 205 · LIVBE TIT, CHAP. TI · texte numérisé non relu

LIVBE TIT, CHAP. TI

Pour s'approcher plus sûrement de Je'sus-CLrist, il tâchoit de s'unir à sa Mère , et de se revêtir de ses dispositions, disant que la sainte Vierge étoi^. la voie pour aller à Jësus-Christ , comme Jésus^ Christ est la voie pour aller à Dieu le Père et pour se présenter à lui. « Nous sommes trop mi- » sérables, ajoutoit-il, pour avoir accès auprès de » Dieu ; mais dès qu'il nous voit revêtus de sou » Fils , il nous est favorable. Ainsi quand Jésus » nous voit revêtus de sa très-sainte Mère, nous >♦ sommes sûrs qu'il nous écoutera ». ^

La dévotion qu'il avoit pour la sainte Vierge | il s'efForçoit de l'inspirer à tous les ecclésiastiques, qui étoient l'objet principal de son zèle. Voici ce qu'il répondit à un prêtre qui l'avoit consulté sur cette matière : « Je ne puis , Monsieur , qu'ap- » prouver tous les devoirs envers la sainte Vierge, » dont vous me parlez dans votre lettre, et dont » vous usez tous les jours depuis quelque temps. » Vous ne sauriez croire combien elle agrée tous » ces petits hommages, et combien ces justes re- )) connoissances plaisent à son cher Fils. L'état » du sacerdoce, où Dieu vous a élevé, vous oblige » à un amour tout particulier pour cette Reine » du ciel; et il me semble que tous les prêtres et » tous les clercs ont des raisons bien pressantes }} pour embrasser cette dévotion.

» La première est l'amour que porte notre » Seigneur à sa très-sainte Mère. Car si l'esprit de » Jésus-Christ vit dans un prêtre; comme il ne » peut y être oisif, et qu'il remplit les ames où ' )) il habite, de ses inclinations, il doit vivifier et » animer son cœur de sentimens d'amour envers

'Vtit te. OtilSft.

la sainte Vierge^ parce que c'est Tamour le plu^ I» puissant et le plus fort qui anime Jésus*Giirii»l; M iui'-iiiéiiie^ «près celui q[a'il porte à Dieu* aoa .» Père»

• »' La seconde est Tamour immense qu'elle porte - » k J^sufl-ClimU Cofiune ^e n'a d'être > de vie et m de moQTeiBeiit que pour lui , les piéto^es doivent ») être rara dé se pouvoir lier â Tintérieur de la )i sainte Vierge, parce que dès qu'une amelui %e8l bien unie^ elle se sent attirée* par iom ,1» amoar à Jéana-Gfarisl : die entre dans ses Vûiet 9) saintes et ardentes du pur amour envers Jésus- » Christ , qui est tout le trésor d'un prêtre.

' Il La troisi^ne est le charme qu'Ole a en aoi'i rt selcm le sentiment de» Pères et sekm l'expe- » rience de l'Eglise, pour attirer les amcs à Jéo) su»-Christ ; c'est pourquoi ils TappeUent l'ap^ m pàt de la Divinité (')• Dieu qui vent tiràr les « âmes â son Fils, se sertdeda doifoeiir et de la » suavité delà sainte Vierge ^ comme d'un appât D qu'on met au bout d'une ligne pour y prendre » les hommés j de sarte qu'en oeMèf divmê créa- » tttre, les prêtres trouvent rattrait qui leUr est » nécessaire pour gagner les ames à Jësus-ClirisU n C'est pou^ èeb qu'ils doiireilt'se Usât' inti^ » mement unis i At, et cesaine se p^dlre ea » elle.

» La quatrième est sa qudiilé de Mère de JédVLS* % Glmst Conime mére^ elle a k téeùndké poor le produiré dans let amés. C?6st pourquoi les

» prêtres, qui sont obligés de l'engendrer dâns » les cœurs y doivent vivrez «ontinuellement en

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