LIVRE VII, CflAt», Vï
La dévotion singulière qu'il eul pour celle Reine des vierges, lui inspira la plus grande vénération pour sainl Joseph, son époux, et poursaint Jean rÉvangéliste, qu'il rei^ardoit comme' le modèle des prêtres. C'est pour perpétuer dans le séminaire de Saint - Sulpice, les senllmcns dont il fut pénétré pour la mémoire du Père nour- . ricier de Jésus et de son Disciple bien-aimé, qu'ils y sont honorés tous deux comme patrons, après la sainte Vierge.
. M. Olier lionoroit encore spécialement saint r François de Paule, dont il embrassa le tiers ordre. • Il alloit souvent prier dans son église de Nig^on* ' lès'PariSy à l'extrémité du village de Passy ; et portoit le respect le plus profond à l'humilité de ' ce grand saint, qui a voulu être appelé le plus petit de tous ses frères , à l'exemple de saint Paul'> . qui se disoit le moindre des cbrétiens (0. Il prenoit plaisir à lui témoigner sa reconnoissance, de ce qu'il avoit fait lionorer la Mère de Dieu en cette église, sous le nom de Notre-Dame de toutes Grâces, Aussi a-t-il eu le bonbeur de remettre son arac à Dieu, au jour où l'Eglise célèbre la féte de ce saint fondateur. ^ ' * ' .
Entre les autres saints qu'il bonoroit, et qu'il invoquoit plus particulièrement, outre saint Sulpice et saint Pierre , patrons de son église , on remarque surtout saint Martin, évéque de Tours. Sa dévotion pour ce grand thaumaturge des Gaules parut en iG53 , par la ferveur avec laquelle on le vit dans le pèlerinage dont on a parié au sixième livre, demeurer en oraison, et célébrer-.
(0 Mihi omnium tanctorum mininio. Epb. jii< 8.
^5o vïïî olieh.
le saint sacriGce sur son lombeau. Il en remporta le désir de s'unir particulièrement avec le chef ci les membres qui composent le célèbre chapitre, dévoué depuis tant de siècles à honorer sa mémoire et à perpétuer son culte. La piété qu'il avoit remarquée dans cette illustre compagnie, son attachement à la doctrine de TEglise et sa soumission au saint siège, dont elle a toujours fait la profession la plus ouverte comme la plus invariable, lui faisoient espérer, soit pour luimême, soit pour sa communauté et son séminaire, s'il en obtenoit des lettres d'association , une protectiqn spéciale du saint évêque de Tours, qu'elle invoque dans la basilique dédiée sous son nom. » Le trésorier , les chanoines et chapitre de cette ' insigne église, lui écrivirent au mois de décembre de la même année, selon le vœu de son cœur. Les /lettres d'association dont ils l'honorèrent, sont conçues en ces termes : «Les trésorier, cha- » nôines et chapitre, le doyenné vacant, de Vin- » signe église de Saint-Martin-de-Tours; au ré- )) vérend messirc Jean-Jacques Olier, supérieur » de la communauté ecclésiastique du séminaire w des clrrcs, établi au faubourg de Sainl-Germain- » des-Prés à Paris j salut. Nous avons mûrement )) considéré ce que vous nous avez remontré à w .Tours au mois de novembre dernier , que vous » avez désiré que la communauté et compagnie » que Dieu vous a inspiré d'établir, fut sous la » protection du bienheureux saint Marlui, notre » patron; et que depuis que vous aviez lorme » cette résolution , \o\is eu aviez reçu tant d'as- » sistance , que vous ne doutez point qu'elle ne
» prospère, et cprë vôtre dessein rie réussisse, si M nous voulons joindre nos vœux aux vôtr^es, e% >V VOUS à^soèieÉ' àusÉ {:frièrés , |ainf^ Sacrifices , et >\ àvL±'bbniies^œavi^e^^ 6éé^ notre é^ise » joarnelleûieût.' ^ - • ' ■ • .
» JN'oiiS;^ désirant de notre part contribuer a
» tion de notre bienheureux patron , nous avons » oclrojé votre demandé èt assodé^à toutes lés » priièrei^ Mdtû ààcrificiâs^^t boil^ » se foUf ël fei^ftt^ëtt notKef cotise ^ lïôn-seulenient » vous, sieut* Olier, niais vos successeur» sUpé-^ » Heurs de ladite communauté, èt? les ptélteÈ\et iii écétëtàà^mi séMé^^^ 4lleifC8 dudit »if fo«!teWg^S^t*(Èfei«inlftin-des-Pres de ladite ville » de Paris , souhaitant que vos prières et fes- » nôtres jointes en^eibMe / ïioiis p^iit^ènl ^bteilii^ li de Dieu , pair l'îtttei^èessib^ de Mtre Bienheu-^- » Teux patron , la gloire éternelle; et que volré' » commuùkuté soit si* biea. établie pour le éét^ic& ^ diéJ^hmÊ^k^ q.iie jfén ne
» puissèJa^Kmhfer; cesODtles souhaits de notre » compagine/ Boimé-à -qfeii^y -k^^^ décembre^ » i653 »; - ^ ^ %
M. Olier reçif i6eàiliHHâl/âi^ de joie, et témoigna sa reconnoissance à M^l. les di^'nitaires , chanoines et autres membres du chapitre de Saint-Martin , par la lettre suivante Tttt œc«^â8^rvé d«âfl^iej^areb^vei5 de îft^fté église. 1^' Méssîeôrs , comme nous àV6ns f)âssionnément )î souhaité ia grâce d'être associé aux prières et ^ aux bonnes œuvres de ToiréillosëN cempagnie,
. VIE DE M. OLIEfi.
)) nous l'avons reçue aussi avec la joîe et le resji> pect que nous devons à une faveur si consi- » de'rable. Notre petite communauté , qui en a » rendu publiquement action de grâces à Dieu, )) voas supplie encore d'agréer les trcs-bumbles » remercîmcns que nous vous en rendons. Le » grand saint Martin, au culte duquel cette as- » sociation nous lie plus étroitement^ sera le té- >> moin et le garant de notre très-profonde el^ ;» sincércreconnoissance. Nous Tbonorons déjà^ * » comme un des patrons et des protecteurs de » cette maison ; mais la liaison qu'il vous plaît » que nous ayons à un corps qui le reconnoî^j » pour cbcf, nous le fera révérer encore aveq^^ » une dévotion particulière ; et nous unissant par . >» un nouveau lien à votre cbef , nous attacbere^j )) aussi plus intimement aux intérêts et au ser- » vice de votre corps, de qui nous demeurons^' » Messieurs, par devoir et par inclination, les. ^ » très-humbles , très-obéissans et très-obligés ser- », viteurs en notre Seigneur Jésus-Christ. %
Bi Olier, liE Ragois de Bretojsyillieks, etc. *